Affaires politico-financières : Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, appelle à des procès "apaisés"
Plusieurs procès sensibles vont se dérouler dans les semaines à venir comme les appels de Marine Le Pen ou de Nicolas Sarkozy.
Plusieurs procès sensibles vont se dérouler dans les semaines à venir comme les appels de Marine Le Pen ou de Nicolas Sarkozy.
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Radio France
Publié le 08/01/2026 09:11
Temps de lecture : 2min
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Le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, le 8 janvier 2026 sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
Le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a appelé jeudi 8 janvier sur franceinfo à la "sérénité" et à la "nuance" dans le débat public autour des décisions judiciaires, rappelant que celles-ci peuvent avoir des conséquences politiques sans être "inspirées par des considérations politiques". "Mon appel s’adresse à l’ensemble de nos concitoyens et aux décideurs", a-t-il souligné, alors que plusieurs procès d'affaires politico-financières vont se dérouler dans les semaines à venir, dans le contexte des élections municipales.
Rémy Heitz a insisté sur la nécessité d’être "vigilant et ferme sur les principes qui fondent notre État de droit", estimant que les magistrats ont besoin de "calme et de sérénité pour travailler de façon apaisée". "La critique est toujours possible. La critique des décisions de justice dans une démocratie, il faut l’accepter. Mais ce que l’on ne peut pas accepter, c’est le discrédit porté sur l’institution judiciaire, ce sont les menaces, les intimidations", a-t-il ajouté.
Le procureur général a également réagi aux critiques de la candidate LFI Sophia Chikirou, jugée en mai pour "escroquerie", qui accuse la justice de vouloir "nuire à [son] image" et "gêner [sa] campagne" pour les municipales à Paris. Rémy Heitz a rappelé que "le temps judiciaire n’est pas le temps politique" et qu’il ne fallait "pas faire de mauvais procès à la justice sur ses calendriers". Selon lui, les délais des procédures tiennent parfois au fait que "les intéressés ont eux-mêmes utilisé les voies procédurales offertes, ce qui peut entraîner un allongement des délais".
Soucieux de renforcer l’indépendance du parquet, Rémy Heitz a de nouveau plaidé "inlassablement pour une réforme du statut du parquet", qu’il considère comme "une faille démocratique". Il estime que les magistrats du parquet devraient être nommés