Après que Donald Trump convoite avec insistance le Groenland, les partis politiques locaux martèlent qu'ils ne veulent "pas être Américains"
Depuis le début de l'année, le président américain déclare avoir "besoin" d'avoir accès au territoire autonome danois, officiellement pour des raisons sécuritaires, au mépris de la volonté des habitants de cette immense île de l'Arctique, peu peuplée mais très riche en minerais.
Depuis le début de l'année, le président américain déclare avoir "besoin" d'avoir accès au territoire autonome danois, officiellement pour des raisons sécuritaires, au mépris de la volonté des habitants de cette immense île de l'Arctique, peu peuplée mais très riche en minerais.
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France Télévisions
Publié le 10/01/2026 11:23 Mis à jour le 10/01/2026 11:47
Temps de lecture : 3min
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L'avion du président américain, Donald Trump, sur le tarmac de l'aéroport de Nuuk, au Groenland, le 7 janvier 2025. (EMIL STACH / RITZAU SCANPIX / AFP)
"Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois : nous voulons être Groenlandais". Dans une déclaration commune, les dirigeants des cinq partis groenlandais représentés au Parlement ont réagi, vendredi 9 janvier, aux nouvelles menaces formulées par Donald Trump. Le président américain martèle que Washington doit prendre le contrôle du Groenland, une immense île riche en ressources minières, afin d'assurer la sécurité des Etats-Unis face à l'influence croissante de la Chine et de la Russie dans l'Arctique.
"On ne peut pas avoir la Russie ou la Chine occuper le Groenland", a-t-il ainsi lancé vendredi, promettant de "faire quelque chose avec le Groenland", "soit avec la manière douce, soit avec la manière forte".
"L'avenir du Groenland doit être décidé par le peuple groenlandais", ont répondu les cinq partis locaux. "Aucun autre pays ne peut s'en mêler. Nous devons décider nous-mêmes de l'avenir de notre pays, sans pression en faveur d'une décision hâtive, sans tergiversation ni ingérence d'autres pays", ont-ils insisté.
En janvier 2025, 85% des Groenlandais s'étaient dits opposés à leur rattachement aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans la presse danoise et groenlandaise. Seuls 6% y étaient favorables. Quant à la tutelle de Copenhague, elle est également critiquée par les partis, qui souhaitent s'en affranchir, même si la coalition actuellement au pouvoir n'est pas favorable à une indépendance précipitée. Le parti d'opposition Naleraq, fort de 24,5% des suffrages aux législatives de 2025, veut quant à lui couper les ponts le plus vite possible avec Copenhague_._