Au moins 1 500 condamnés à mort exécutés en Iran en 2025, un record "depuis plus de 35 ans", selon une ONG
C'est ce qu'affirme, jeudi, Iran Human Rights, soulignant que le nombre d'exécutions a notamment augmenté depuis le mouvement de contestation qui a secoué le pays fin 2022.
C'est ce qu'affirme, jeudi, Iran Human Rights, soulignant que le nombre d'exécutions a notamment augmenté depuis le mouvement de contestation qui a secoué le pays fin 2022.
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France Télévisions
Publié le 01/01/2026 16:02 Mis à jour le 01/01/2026 16:11
Temps de lecture : 1min
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Des portraits de personnes exécutées en Iran disposés au sol lors d'une manifestation d'associations franco-iraniennes, à Paris, le 11 octobre 2025. (MARTIN LELIEVRE / AFP)
L'Iran reste l'un des pays ayant le plus recours à la peine capitale. Au moins 1 500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025, selon un décompte de l'ONG Iran Human Rights publié jeudi 1er janvier. L'organisme affirme qu'il s'agit du chiffre annuel d'exécutions le plus élevé recensé par l'organisation depuis 35 ans. "Ce dont nous sommes sûrs, c'est que le nombre d'exécutions dépasse les 1 500. C'est un record. C'est le plus grand nombre d'exécutions recensées ou signalées depuis la fin des années 1980, soit depuis plus de 35 ans", a déclaré jeudi à l'AFP Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de cette ONG basée en Norvège. D'autres exécutions restent à confirmer, a-t-il ajouté, évoquant une hausse "sans précédent".
Selon lui, le nombre d'exécutions a notamment augmenté depuis le mouvement de contestation qui a secoué l'Iran fin 2022, après la mort de Mahsa Amini. "Le nombre d'exécutions augmente donc de façon dramatique d'année en année. De plus de 500 en 2022, nous sommes passés à plus de 800 en 2023, puis à 975 en 2024, et aujourd'hui, on en est à plus de 1 500", a détaillé Mahmood Amiry-Moghaddam. Selon lui, "les autorités iraniennes utilisent la peine de mort comme un instrument de terreur".
Les Nations unies avaient jugé, en juillet, la recrudescence des exécutions "profondément inquiétante". La diplomatie iranienne avait tenté de relativiser, répondant que l'Iran de [de la peine capitale] .