Au Soudan, 114 morts en une semaine dans le Darfour, dans des combats entre l’armée soudanaise et les paramilitaires
Fin octobre, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) se sont emparées du dernier bastion de l’armée au Darfour lors d’une offensive sanglante marquée par des exécutions, des pillages et des viols. Depuis, les combats avec l’armée se multiplient.
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Fin octobre, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) se sont emparées du dernier bastion de l’armée au Darfour lors d’une offensive sanglante marquée par des exécutions, des pillages et des viols. Depuis, les combats avec l’armée se multiplient.

Les combats entre l’armée soudanaise et les paramilitaires se multiplient. 114 civils ont été tués en l’espace d’une semaine dans le Darfour du Nord, ont fait savoir dimanche 4 janvier à l’Agence France-Presse (AFP) deux sources médicales.
Un conflit oppose depuis avril 2023 l’armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour. Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.
« Cinquante et un civils ont été tués dans des frappes de drones de l’armée sur la ville d’El-Zurq », a rapporté une source médicale de l’hôpital de la ville, précisant que l’attaque avait visé un marché et des zones civiles.
Cette ville de l’Etat du Darfour du Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohammed Daglo, le chef des paramilitaires. L’attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.
Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués à Kernoi, près de la frontière tchadienne, en plus de 57 blessés. Située à environ 170 kilomètres à l’ouest d’El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l’armée. Des sources locales ont fait savoir que 17 personnes étaient également portées disparues à l’issue de ces attaques.
El-Obeid, ville stratégique
Depuis fin décembre, plus de 7 500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la localité proche d’Oum Barou, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Nombre d’entre elles font partie de l’ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l’armée.