"C'est un stress en plus" : pourquoi le nouveau test civique pour les étrangers s'installant durablement en France suscite l'inquiétude des associations
En 2026, les étrangers souhaitant s'installer durablement en France devront avoir réussi un nouvel examen civique.
"C'est un stress en plus" : pourquoi le nouveau test civique pour les étrangers s'installant durablement en France suscite l'inquiétude des associations
En 2026, les étrangers souhaitant s'installer durablement en France devront avoir réussi un nouvel examen civique.
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Radio France
Publié le 02/01/2026 07:31
Temps de lecture : 2min
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Une plaque avec des titres de séjours à l'imprimerie nationale située à Flers-en-Escrebieux (Nord), le 5 juillet 2019. (DENIS CHARLET / AFP)
C'est aussi un des changements du 1er janvier. Les étrangers qui souhaitent obtenir pour la première fois une carte de séjour pluriannuelle, de résident ou la naturalisation française devront réussir un nouvel examen civique. L'arrêté avait été publié in extremis en octobre avant le départ de l'ex-ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau.
Ce test vise notamment à évaluer leur connaissance des principes et valeurs de la République, ainsi que des droits et devoirs des personnes résidant en France avec une série de questions comme d'où vient la devise française ? Quels sont les principes des droits de l'enfant ? Quels fleuves coulent dans le pays ? Comment fonctionnent les institutions européennes ?
En tout, il y a 40 questions. Elles concernent aussi bien le système institutionnel français que l'histoire, la géographie ou la culture du pays. Ce test civique est donc désormais incontournable pour obtenir un titre longue durée mais le niveau requis est trop élevé alertent les associations.
Ce nouveau test suscite des inquiétudes parmi les demandeurs. "C'est un stress en plus, explique Xavier Thiollet, co-animateur du collectif Le français pour toutes et tous. Une personne, d'origine polonaise a passé un test directement en préfecture et on lui a demandé quel dessert en France était populaire et elle a dit 'pain au chocolat'. Elle est arrivée chez nous une heure après, en disant : 'Au secours, j'ai dit pain au chocolat alors que ce n'est pas un dessert'. Elle avait peur d'être mal évaluée et de ne pas accéder à la nationalité pour une question comme ça..."