Cinq choses à savoir sur le concert du Nouvel An de Vienne 2026, à suivre en direct sur France 2 et France Musique
Proposé en France jeudi à 11h15, le concert est suivi en mondovision par quelque 50 millions de téléspectateurs dans 150 pays.
C'est un must musical et la promesse d'un démarrage en douceur de l'année 2026 : le concert du Nouvel An de Vienne, donné dans l'écrin mythique du Musikverein, connu pour ses dorures, ses colonnes et surtout son acoustique exceptionnelle. Dans la salle, les places – tirées au sort pour bon nombre d'entre elles, au vu de la demande – se vendent jusqu'à 1 200 euros. Mais l'événement est retransmis en direct en mondovision dans plus de 150 pays, et proposé sur France 2 et France Musique, à partir de 11h15, avec les commentaires de François-Xavier Szymczak.
Valses, polkas, galops et autres ouvertures d'opérette : le concert offre un savant mélange de pure tradition habsbourgeoise et de nouveautés, sans doute bien plus visibles cette année que par le passé. Voici les cinq choses à savoir sur la très attendue édition 2026.
1Une première pour le chef canadien Yannick Nézet-Séguin
C'est l'Orchestre philharmonique de Vienne, ou Wiener Philharmoniker, l'un des ensembles les plus prestigieux au monde, autogéré et sans chef permanent, qui choisit celui ou celle qui tiendra la baguette. Après avoir fait revenir pour la septième fois le très célèbre Riccardo Muti l'année dernière, c'est au tour d'un nouveau venu pour l'exercice, le Canadien Yannick Nézet-Séguin. Une pointure, lui aussi, déjà très habitué à travailler avec la phalange viennoise depuis une mémorable Semaine Mozart à Salzbourg en 2010.
À la tête de l'Orchestre Métropolitain de Montréal depuis vingt-cinq ans, mais également directeur musical du prestigieux Orchestre de Philadelphie et du Metropolitan Opera de New York à tout juste 50 ans, le chef aborde le défi du concert de Vienne avec ambition : "Comme musicien et comme être humain, c'est ma passion de bâtir des ponts entre tradition et modernité", poste-t-il sur Facebook fin octobre 2025. Et d'imaginer même des "thèmes" pour son programme – les rêves, le voyage et la paix – qui, dit-il, s'imposent dans le monde contemporain et "offrent un message pour ouvrir la musique classique".
2 Un répertoire traditionnel à respecter
"Évidemment, on va honorer la famille Strauss", a concédé Yannick Nézet-Séguin. Son incontournable répertoire, à l'origine même de la création des concerts du Nouvel An en 1939 (qui se passaient alors à Salzbourg), est bien présent au programme 2026 avec huit œuvres, entre Johann fils, Josef et Eduard Strauss.
À commencer par l'ouverture d'Indigo et les quarante voleurs, la première opérette composée par Johann Strauss fils. Ou son Quadrille de la chauve-souris (Die Fledermaus), composé de motifs à succès de l'opéra éponyme, déjà proposé au Nouvel An 1999 par Lorin Maazel. Ou encore la valse composée par Josef Strauss pour un bal d'étudiants en droit, ainsi nommée pour rappeler que les femmes n'avaient pas encore obtenu leurs droits.