Colère des agriculteurs : "L'A13 est fermée depuis ce matin, un bouchon d'environ 150 km s'est constitué", précise Philippe Tabarot, ministre des Transports
Sur le plateau des "4 Vérités" jeudi 8 janvier, Philippe Tabarot apporte des précisions sur les blocages aux portes de Paris, générés par l'action des agriculteurs opposés au Mercosur.
Sur le plateau des "4 Vérités" jeudi 8 janvier, Philippe Tabarot apporte des précisions sur les blocages aux portes de Paris, générés par l'action des agriculteurs opposés au Mercosur.
"Nous sortons de trois journées particulièrement compliquées en matière de mobilité", reconnaît ce matin Philippe Tabarot, ministre des Transports, invité des "4V" en marge d'un mouvement des agriculteurs qui a contraint les autorités à fermer l'A13 en direction de Paris. Il assure par ailleurs que, face à l'arrivée de la tempête Goretti par le nord-ouest, "la SNCF, en lien avec les autorités organisatrices de mobilité des régions, va s'adapter à ces situations."
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Gilles Bornstein : Ce matin, ce n'est pas la neige qui bloque, mais les tracteurs. L'A13, l'autoroute de l'Ouest, est fermée en direction de Paris ?
Philippe Tabarot : Oui, l'A13 est fermée depuis ce matin, notamment les deux tunnels qui permettent l'accès à Paris, le tunnel Ambroise Paré et le tunnel de Saint-Cloud, en raison de l'action des agriculteurs. Déjà, un bouchon d'environ 150 km s'est constitué.
Mais c'est un axe essentiel pour de nombreux Franciliens, pour aller travailler, est-ce que vous demandez aux forces de l'ordre de dégager la voie ?
Je regrette cette situation puisque, comme vous le savez, nous sortons de trois journées particulièrement compliquées en matière de mobilité et de déplacement dans la France entière, mais plus particulièrement en Île-de-France en raison de la situation météorologique, avec cette neige et ce verglas. Les usagers des transports en général, que ce soit en commun ou en véhicules légers, ont payé un tribut important avec ces épisodes et les conséquences de ces situations météorologiques. De voir aujourd'hui encore qu'ils ont des difficultés pour venir tout simplement travailler fait que le ministère de l'Intérieur a souhaité empêcher un maximum de tracteurs de pouvoir entrer dans la capitale. Quelques-uns sont arrivés à leur fin et, malheureusement, cela va causer un certain nombre de problèmes tout au long de la journée de mobilité, en dehors de la question agricole, bien sûr. Mais l'idée, c'était de ne pas aller à l'affrontement, car les agriculteurs ne sont pas les ennemis du pays, bien au contraire, et nous sommes en convergence sur un certain nombre de sujets, malgré ce qui peut se dire, que ce soit sur la politique agricole commune, que ce soit sur la vaccination, ou que ce soit sur l'opposition au Mercosur.
On vous sent quand même embêté, entre ces usagers qui sont gênés par ces manifestations…