Dermatose nodulaire bovine : Un nouveau cas constaté dans un élevage en Ariège
Le troupeau de 113 vaches était vacciné, comme la totalité du cheptel de l’Ariège. Les éleveurs concernés ont accepté le protocole d’abattage et « ne veulent pas de blocage chez eux »
Malheureusement, le changement d’année n’efface pas tous les problèmes. Ce vendredi, un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, où il s’agit du deuxième foyer de cette maladie, selon un bilan actualisé sur le site du ministère de l’Agriculture.
« C’est un troupeau de l’est de l’Ariège, qui était vacciné depuis une quinzaine de jours, et qui va être abattu » vendredi à Léran, a indiqué Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège.
116 foyers détectés depuis l’apparition de la maladie en France
Ce troupeau de 113 vaches était vacciné, comme la totalité du cheptel de l’Ariège. Le ministère précise qu’un « animal vacciné est protégé à partir de 21 jours après l’injection d’une dose de vaccin » et que la maladie peut circuler à bas bruit dans un troupeau avant que des symptômes soient visibles.
Ce nouveau cas fait passer à 116 le nombre national officiel de foyers détectés depuis l’apparition de la maladie.
Les éleveurs de l’élevage concerné ont accepté le protocole et « ne veulent pas de blocage chez eux », a précisé Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne du département, qui organise vendredi un rassemblement à une vingtaine de kilomètres de l’exploitation touchée pour « informer l’État qu'(ils) ne se (laisseront) pas faire, pas abattre ».
« Il faudrait qu’à un moment on passe à un abattage sélectif »
« C’est assez simple pour l’État, de faire non pas machine arrière, mais machine avant » en faisant évoluer le protocole pour éviter l’abattage total des troupeaux, estime-t-il, tout en admettant ne pas attendre « grand-chose » sur le sujet, lors des rencontres entre syndicats et gouvernement prévues à partir de lundi.
« Après vaccination, il faudrait qu’à un moment on passe à un abattage sélectif. Qu’on donne une chance aux vaches immunisées », a de son côté souligné Philippe Lacube.
Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur « trois piliers » : l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.
68,6 % du cheptel vacciné dans le Sud-Ouest
Dans les dix départements du Sud-Ouest, « 68,6 % du cheptel », soit 495.602 bovins, ont été vaccinés contre cette maladie, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 1er janvier.