Dermatose nodulaire : "Il faut arrêter l'abattage total", affirme la Coordination rurale de Haute-Garonne qui dit craindre "une hécatombe"
Les éleveurs restent mobilisés dans le Sud-Ouest, contre l'abattage total des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire contagieuse.
Les éleveurs restent mobilisés dans le Sud-Ouest, contre l'abattage total des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire contagieuse.
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Radio France
Publié le 03/01/2026 09:05
Temps de lecture : 1min
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Des agriculteurs manifestent contre l'abattage d'animaux pour lutter contre la dermatose nodulaire, le 10 décembre 2025 aux Les Bordes-sur-Arize (Ariège). (MATTHIEU RONDEL / AFP)
"Il faut arrêter cet abattage total, ça va être une hécatombe si on continue", indique samedi 3 janvier sur franceinfo Maxime Raud, président de la Coordination rurale de Haute-Garonne, face à la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Une manifestation des éleveurs de la région est prévue samedi matin dans les rues de Toulouse, à l'appel de plusieurs syndicats, dont la Coordination rurale.
Pour dénoncer les abattages totaux, les éleveurs mobilisés vont "marcher avec 106 croix, pour les 106 vaches abattues en Haute-Garonne, et les déposer devant la préfecture", explique Maxime Raud, qui précise qu'ils ne compte pas bloquer Toulouse. Il explique aussi que les blocages partiels de route ont continué pendant les fêtes parce que les éleveurs "ne sont pas du tout écoutés", notamment par la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard.
Selon Maxime Raud, ces abattages "ne fonctionnent pas, puisque un cas de DNC a été détecté en Ariège" vendredi et "il y a des suspicions partout en Haute-Garonne". "Il va falloir qu'on s'habitue à toutes ces maladies", explique le président de la Coordination rurale de Haute-Garonne. "Ça fait deux ans qu'on a des épizooties, on s'adapte. Il faut vivre avec la maladie", souligne-t-il.