"Dry January" : le dessinateur Terreur Graphique sort une BD sur son addiction à l'alcool
Dans son nouvel album, sous forme d'un récit d'aventures, l'auteur se confesse sur sa relation à l'alcool, depuis son enfance avec un père alcoolique jusqu'à son sevrage.
Dans son nouvel album, sous forme d'un récit d'aventures, l'auteur se confesse sur sa relation à l'alcool, depuis son enfance avec un père alcoolique jusqu'à son sevrage.
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Radio France
Publié le 01/01/2026 14:05
Temps de lecture : 2min
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Le nouvel ouvrage de Terreur Graphique, publié chez Casterman, sort en librairie le 7 janvier 2026. (CAPTURE D'ECRAN / CASTERMAN)
Un album de circonstance. la bande dessinée L'addiction, s'il vous plaît, signée Terreur Graphique, sort le mercredi 7 janvier prochain, chez Casterman, en plein "Dry January". De plus en plus de personnes suivent désormais cette tradition du mois sans alcool. Le dessinateur Terreur Graphique alimente la réflexion avec sa BD, dont le sous-titre résume bien le projet : "Confessions d'un alcoolique qui se soigne".
Plus de 450 jours de sobriété, un Everest pour Terreur Graphique. Une ascension qu'il choisit de raconter aujourd'hui parce qu'il estime qu'il est possible de s'en sortir "Mon but, c'était de faire une BD d'aventure, mais c'est mon aventure et si ça apporte quelque chose aux autres personnes, je suis ravi."
L'aventure commence dès l'enfance de Terreur Graphique, dont la jeunesse n'est pas tout à fait comme les autres. "À partir du moment où on doit aller chercher son père au bar en face, de l'autre côté de la rue, quand il y a le téléphone qui sonne, à partir du moment où votre père cache des bouteilles dans la huche à pain, ce n’est pas hypernormal, raconte-t-il. Je suis enfant, qu'est-ce que peut faire un enfant devant ça ? C'est un problème qui nécessite une volonté personnelle. Il n'y avait que lui qui pouvait se sauver."
À cette violence originelle s'ajoute quelques idoles d'adolescence, comme Kurt Cobain, le chanteur de Nirvana, qui ne vont rien arranger : "On ne voit pas les addictions de nos idoles comme celle de notre père. Déjà, on n'en souffre pas et, ensuite, on voit que ça leur donne du génie. C'est comme les épinards pour Popeye."
L'album multiplie les références, de musique, de livres, de films, pour montrer comment la société incite à la consommation. "C'est normal l'alcool en France, la fierté de faire du bon vin, relève l'auteur. , rectifie-t-il.