Eclipse solaire, pluies d'étoiles filantes, "super Lune"... Les événements astronomiques à ne pas manquer en 2026
SOURCE:France Info
L'année sera notamment marquée par l'éclipse solaire totale du 12 août. L'événement sera en partie visible dans l'Hexagone.
L'année sera notamment marquée par l'éclipse solaire totale du 12 août. L'événement sera en partie visible dans l'Hexagone.
Le ciel promet son lot de spectacles en 2026. Pour commencer l'année de manière scintillante, franceinfo revient sur les principaux événements astronomiques attendus lors des douze prochains mois. L'attente ne sera pas très longue : dès le samedi 3 janvier, lever la tête vaudra le détour.
Le 3 janvier : la première "super Lune" de l'année
Elle est rarement aussi belle et visible. La première "super lune" de l'année a lieu samedi. L'expression correspond au fait que l'astre, dans sa plénitude, se trouve aux environs de périgée (son point le plus proche de la Terre). Il apparaît ainsi légèrement plus gros et plus brillant que d'habitude.
L'orbite de la lune autour de la Terre étant elliptique, elle n'est pas toujours à la même distance. La Lune se situe en moyenne à 384 400 km de la Terre. Au point le plus éloigné, elle se trouve environ 406 000 km de la Terre. Au point le plus proche, elle se situe à quelque 356 000 km, détaille la Cité de l'espace sur YouTube.
Ce phénomène se répète plusieurs fois par an, explique encore la Cité de l'espace. Le terme "super Lune" "a été créé pour rendre intéressant quelque chose d'ordinaire", commente toutefois auprès de franceinfo Maxime Piquel, directeur technique et scientifique au Planétarium de Bretagne. Une 'super Lune' est un peu plus grosse que d'habitude dans le ciel mais cela se voit à peine." Reste qu'elles peuvent offrir un spectacle agréable lorsque le ciel est dégagé.
En avril : la pluie d'étoiles filantes des Lyrides
Les étoiles filantes sont le fruit de la rencontre entre la Terre et des nuages de poussières généralement laissées par des comètes. Lorsque la Terre passe à travers ces nuages, appelés "essaims", les débris s'échauffent en tombant dans l'atmosphère terrestre. Ces résidus peuvent alors briller dans le ciel aussi intensément que des étoiles avant de se désintégrer totalement ou partiellement. Dans le premier cas, on parle de météores. S'il reste un résidu au sol, il s'agit de météorites.
La pluie de météores des Lyrides, attendue en avril, est causée par des débris de la comète C/1861 G1 Thatcher. Pour chaque essaim, le nom est donné à partir du radiant, c'est-à-dire la "zone de la voûte céleste d'où semblent venir ces météores", explique à franceinfo Milène Wendling, responsable du Planétarium de Strasbourg. Depuis le sol de la Terre, ces météores paraissent arriver de la constellation de la Lyre, d'où le nom de "Lyrides". "Cela fait au moins 2 600 ans que cet essaim est observé", ajoute la spécialiste. Pour optimiser ses chances de profiter du spectacle, , de s'allonger dans un endroit sûr et sombre, à l'abri des lumières, et de regarder droit vers le ciel.
Après 12 en 2025, ce sont 13 pleines lunes qui sont cette fois attendues. "Ça arrive tous les deux ou trois ans, toutes les 2,62 années exactement", rappelait le météorologue dans Le Progrès en 2018. La raison : la mécanique céleste, l'astre tournant en moyenne autour de la Terre en 29 jours, 12 heures, 44 minutes, et une année durant, en moyenne, 365,25 jours.
Cette pleine lune qui se montre une deuxième fois durant le mois est dite "bleue". L'expression vient de l'anglais Blue Moon, pour décrire quelque chose d'impossible, d'après l'encyclopédie Britannica. En 2026, elle est attendue le 31 mai, rappelle le Royal Museums Greenwich, institution qui comprend l'Observatoire royal, temple de l'astronomie au Royaume-Uni.
Le 12 août : une éclipse solaire (presque) totale visible en France
C'est l'événement céleste le plus important de l'année, selon les spécialistes joints par franceinfo. La Terre, la Lune et le Soleil vont parfaitement s'aligner. "C'est vraiment rare", commente Kévin Favier, animateur scientifique spécialisé en astrophysique à l'Observatoire de la Lèbe (Ain).
Comme les montrent les précisions publiées sur Bluesky par Catherine Heymans, professeure d'astrophysique à en Ecosse (Royaume-Uni), le nord de l'Espagne, le Groenland ou encore l'Islande bénéficiera du spectacle à 100%.
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En France, "nous aurons une éclipse de soleil partielle mais le soleil sera grandement occulté par la Lune", insiste Maxime Piquel. Pour l'Hexagone, l'éclipse atteindra 90%, et même 99% pour le Pays basque. Il sera impératif d'utiliser des lunettes spéciales pour regarder en toute sécurité le Soleil se faire grignoter. Un équipement adapté est en effet nécessaire pour observer le phénomène sans se brûler gravement la rétine.
Maxime Piquel rappelle que cette expérience sensorielle ne se joue pas seulement que dans le ciel. Lors du pic d'une éclipse solaire totale, le crépuscule survient en plein jour pendant une poignée de minutes. Avec la forte baisse de la luminosité, la température baisse sensiblement, les oiseaux arrêtent de chanter, laissant régner une atmosphère unique, comme le montrent ces images de 1999 publiées par l'INA sur YouTube.
Mi-août : la pluie d'étoiles filantes des Perséides
C'est la pluie d'étoiles filantes la plus connue. Les Perséides, qui semblent tomber de la constellation de Persée, sont des poussières issues de la comète Swift-Tuttle, découverte en 1862, et revient rendre visite à la Terre tous les 133 ans. Cette comète a "une queue de poussière bien plus grosse que les autres", expliquait en juillet à franceinfo l'astrophysicienne François Combes, présidente de l'Académie des sciences.
Lors du pic, il est possible d'apercevoir une centaine d'étoiles filantes par heure, partout en France et dans l'hémisphère nord. Les Perséides coïncident généralement avec la tenue de La Nuit des étoiles, événement organisé, mi-août, par l'Association française d'astronomie.
En octobre : les étoiles filantes des Orionides
Ce sont des restes de la célèbre comète de Halley, qui est passée dans le voisinage de la Terre en 1986 et revient dans le voisinage de Terre environ tous les 76 ans, rappelle le Cnes, l'agence spatiale française. Les poussières semblent ici tomber de la constellation d'Orion.
Mi-novembre : la pluie d'étoiles filantes des Léonides
Il s'agit de poussières provenant de la comète Comète 55p/Tempel-Tuttle, découverte en 1865, qui fait le tour du Soleil en un peu plus de trente-trois ans. Ces résidus semblent provenir de la constellation du Lion, d'où son nom. Cet essaim, moins populaire que d'autres, a les faveurs de Milène Wendling : "Les Léonides laissent de belles traînées lumineuses qui persistent, dans un ciel souvent cristallin de novembre, que l'on peut observer avant de prendre un bon petit-déjeuner." Elles sont en effet observables "en deuxième partie de nuit, entre 4 heures et 6 heures du matin".
Le 24 novembre : la deuxième "super Lune" de l'année
Cette deuxième pleine lune légèrement plus grosse à l'œil nu que les lunes habituelles est parfois surnommée "Lune du castor". Selon la Nasa, ce nom est lié à la tradition amérindienne, et plus précisément lorsque les chasseurs piégeaient les animaux, en novembre, juste avant l'hiver, pour se vêtir de leur fourrure. Mais il s'agit peut-être aussi d'une référence au travail intense des castors durant cette saison, alors qu'ils se préparent pour le froid. Par les autres sobriquets, citons aussi la "Lune du gel".
Mi-décembre : la pluie d'étoiles filantes des Géminides
"Les Géminides sont l'essaim le plus impressionnant", assure Kévin Favier. "Avec 100 à 150 météores par heure dans des conditions d'observation idéales, elles sont classées par l'International Meteor Organization comme la pluie la plus abondante de l'année", juste devant les Perséides, précise l'Observatoire de Paris. Contrairement aux autres pluies d'étoiles filantes, les débris ne sont pas issus d'une comète mais d'un astéroïde : (3 200) Phaéton.
Cet objet céleste, découvert en 1983, demeure mystérieux. Cela pourrait être un "noyau de comète 'asséché'", rapporte la Cité de l'espace. La Nasa décrivait en 2023 un "astéroïde étrange", car sa queue n'est pas constituée de poussières.
Pour se faire une idée de ce phénomène semblant venir de la constellation des Gémeaux, voici une vidéo tournée dans la nuit du 13 au 14 décembre 2025, sur le plateau de Beille (Ariège), publiée par le compte Astro & Nature sur YouTube.
Le 24 décembre : la troisième "super Lune"
Cette "super Lune" sera la dernière de 2026. Coïncidant avec l'arrivée de l'hiver, ce phénomène est parfois surnommé "Lune froide". Cette année, il accompagnera aussi l'esprit de Noël.