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EN DIRECT, enlèvement de Maduro au Venezuela : le président vénézuélien incarcéré à New York ; sa vice-présidente, Delcy Rodriguez, assure l’intérim
SOURCE:Le Monde
Le président vénézuélien est arrivé à New York, où il devrait être inculpé pour trafic de drogue. Donald Trump a affirmé, samedi soir, que les Etats-Unis vont « diriger » le Venezuela et y installer des compagnies pétrolières américaines.
Le chef de l’Etat a aussi dit, lundi en conseil des ministres, que le dirigeant vénézuélien était « un dictateur » et que son départ était « une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens ». Il avait été critiqué pour sa première réaction, qui ne mettait pas en cause l’opération militaire américaine.
Emmanuel Marcon, en visite à la prison des Beaumettes, à Marseille, le 16 decembre 2025. THÉO GIACOMETTI/HANS LUCAS POUR « LE MONDE »
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11:41 Urgent
Emmanuel Macron affirme que la France « n’approuve pas » la « méthode employée » pour renverser Nicolas Maduro
Le président français a affirmé lundi en conseil des ministres que la « méthode employée » par les Etats-Unis pour capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro, n’était « ni soutenue ni approuvée » par la France, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Le chef de l’Etat a aussi dit que Nicolas Maduro était « un dictateur » et que son départ était « une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens », a-t-elle ajouté devant la presse. Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment à gauche, pour sa première réaction, qui ne disait rien de la méthode employée par Washington.
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11:32
A Caracas, Rosinés Chavez appelle les Vénézuéliens à montrer leur loyauté envers Nicolas Maduro et à « exiger du monde entier qu’il respecte la souveraineté » du pays
Lors d’une manifestation dans les rues de Caracas, Rosinés Chavez, la fille du prédécesseur de Nicolas Maduro, l’ancien président Hugo Chavez, en a appelé à la « loyauté » du peuple vénézuélien envers le dirigeant enlevé par les Etats-Unis.
« Nous n’abandonnerons pas. Ils ne nous feront pas partir d’ici », déclare-t-elle dans un discours relayé dans des vidéos sur les réseaux sociaux, notamment sur le compte X du président colombien, Gustavo Petro. « Ils comptent sur nous, tout comme nous avons compté sur eux pendant si longtemps. C’est notre tour, c’est à nous de les défendre », martèle-t-elle.
« Le moment est venu, mes sœurs, mes frères, mes camarades, de montrer cette loyauté qui nous tient tant à cœur, qui coule dans nos veines », poursuit la jeune femme de 28 ans, qui appelle les « patriotes qui veulent défendre leur pays » à « exiger du monde entier qu’il respecte la souveraineté du Venezuela, et [son] indépendance ».
« Ça suffit, l’impunité, ça suffit, ceux qui pensent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent avec n’importe quel pays qui leur déplaît », ajoute-t-elle, sous les applaudissements de la foule.
10:54
Viktor Orban voit dans l’opération américaine au Venezuela la « preuve » de « l’effondrement de l’ordre libéral »
Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a averti lundi que l’attaque perpétrée samedi contre le Venezuela par les Etats-Unis, au cours de laquelle le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a été capturé, constituait une « preuve » de « l’effondrement de l’ordre libéral » dans le monde. « En ce début d’année, nous avons reçu un rappel que l’ordre libéral traverse une période de confusion », a-t-il écrit dans un message diffusé sur Facebook.
10:44 Pour approfondir
La réaction d’Emmanuel Macron à propos de l’enlèvement de Nicolas Maduro, qui ne dit pas un mot des modalités de l’intervention américaine, semble acter une rupture avec la tradition diplomatique française, observe dans sa chronique Solenn de Royer, journaliste au service politique du Monde.
[
« Les silences d’Emmanuel Macron sur le Venezuela risquent de sonner comme un aveu d’impuissance »
Par Solenn de Royer
](https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/01/05/les-silences-du-president-francais-sur-le-venezuela-risquent-de-sonner-comme-un-aveu-d-impuissance_6660589_823448.html "« Les silences d’Emmanuel Macron sur le Venezuela risquent de sonner comme un aveu d’impuissance »")
D’abord un long silence. Et puis un post sur le réseau social X, samedi en fin de journée, près de neuf heures après les frappes américaines sur le Venezuela et l’annonce de l’enlèvement du président Nicolas Maduro, pour se féliciter de la chute de cette « dictature », en souhaitant que la « transition à venir » soit « démocratique ». Mais pas un mot sur les modalités de l’intervention américaine, qui piétine toutes les règles du droit international, et sans doute aussi celles du droit fédéral américain, illustration saisissante de l’impérialisme prédateur de Donald Trump, qui passe de la menace aux actes. Le président français n’a pas été le seul, sur la scène européenne, à se montrer peu disert, loin de la réaction du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, qui a « fermement condamné » l’opération américaine : son gouvernement « ne reconnaîtra pas (…) une intervention qui viole le droit international », comme il n’avait pas reconnu le régime de Nicolas Maduro, a-t-il déclaré sur X. Clarté.
10:40
Face à la « crise géopolitique » provoquée par l’enlèvement de Nicolas Maduro, la Corée du Nord réaffirme ses capacités nucléaires
Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a supervisé dimanche le tir de missiles hypersoniques contribuant, selon lui, à préparer les forces nucléaires de Pyongyang à « une guerre réelle ». « La récente crise géopolitique et les événements internationaux complexes illustrent la raison pour laquelle cela est nécessaire », a déclaré Kim Jong-un à propos de cette manœuvre, selon l’agence de presse gouvernementale de la Corée du Nord (KCNA), une allusion claire à l’enlèvement de Nicolas Maduro par les Etats-Unis.
Pyongyang accuse depuis des décennies Washington de vouloir renverser son gouvernement selon un scénario similaire à celui qui a été employé samedi pour exfiltrer le président vénézuélien, et affirme que ses programmes militaires et nucléaires servent de dissuasion.
Le dirigeant a souligné que des « avancées importantes avaient été réalisées récemment » pour préparer les forces nucléaires nord-coréennes « à une guerre réelle ». L’objectif, pour Kim Jong-un, est de « mettre progressivement en place une force de dissuasion nucléaire hautement développée ».
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10:12
Des figures de l’opposition vénézuélienne affirment leur intention de participer à la transition politique « quand des garanties seront apportées » pour leur sécurité
Au sein de l’opposition vénézuélienne, « le jour J, attendu par beaucoup depuis plus d’une décennie [d’un pays sans Nicolas Maduro], n’a pas donné lieu à un soulèvement populaire ni à une explosion de joie », relève le correspondant du journal espagnol El Pais dans la région_,_ Francesco Manetto. Et ce du fait, notamment, de la difficulté d’évaluer les conséquences politiques à moyen terme de l’opération américaine.
L’opposition est d’ailleurs restée plutôt silencieuse face à la sortie de Donald Trump écartant l’option d’amener au pouvoir l’opposante Maria Corina Machado, figure de la droite radicale vénézuélienne, estimant qu’elle n’avait « pas le soutien ni le respect au sein de son pays ».
Toutefois, plusieurs figures de l’opposition ont affirmé à ABC International leur détermination à participer à la transition politique vénézuélienne, du moins sur le long terme.
« Les leaders de l’opposition reviendront lorsque les conditions de sécurité seront réunies », assure Estefania Parra, coordinatrice internationale de Volonté populaire, parti fondé par Leopoldo Lopez, l’une des figures de proue de l’opposition, en exil en Espagne depuis 2020.
Son parti affirme être déterminé à « accompagner tout processus de transition », auquel les Vénézuéliens doivent participer, « car il n’est pas acceptable de remplacer une dictature interne par une dictature externe ». Alors que le Venezuela compte environ 900 prisonniers politiques, et que la plupart des figures de l’opposition sont en exil, le parti insiste sur la nécessité que la répression et la persécution cessent pour permettre leur retour.
Carlos Molina Tamayo, un ancien militaire vénézuélien, dissident et réfugié en Espagne, dément également auprès du journal ABC l’apparente indifférence de Trump envers l’opposition dans le processus de transition. « A partir de lundi ou au cours de la semaine prochaine, les mesures nécessaires à la transition commenceront à être mises en place ». Un processus dans lequel l’opposition « est impliquée », assure-t-il, même si c’est de manière indirecte ou discrète au départ, afin de protéger ses dirigeants.
09:14 Vos questions
Bonjour Anne,
Comme l’expliquait notre correspondant à New York, Nicolas Chapuis, aux Etats-Unis le pouvoir de déclarer une guerre revient au Congrès, qui n’a, en effet, pas été consulté en la matière. Le président dispose tout de même du pouvoir d’ordonner des opérations militaires à l’étranger, si celles-ci sont rapides, urgentes et limitées. En cas d’envoi de troupes, il doit informer le Congrès dans les quarante-huit heures, et il ne peut ordonner une opération au-delà de soixante jours sans l’accord des élus. La question de la légalité de l’intervention, au regard de la Constitution américaine, va continuer d’agiter le débat public dans les jours qui viennent.
Déjà de nombreux représentants démocrates ont évoqué ces manquements pour appeler à une procédure de destitution – « impeachment », en anglais – du président américain.
« Trump n’a aucune autorité légale pour envahir le Venezuela, étant donné l’absence d’autorisation du Congrès. Cet acte illégal constitue une nouvelle infraction passible de destitution de la part de ce président voyou », a ainsi dénoncé le sénateur de Californie Scott Wiener.
« Trump et son administration ont menti, consolidé leur pouvoir et commis des crimes de guerre afin de s’emparer du pétrole vénézuélien et de poursuivre leur programme impérialiste dans l’hémisphère occidental en visant un changement de régime. Ils mettent en danger la sécurité des Américains tout en déstabilisant la région pour s’enrichir », a déclaré samedi la député Delia Ramirez sur X, avant d’ajouter : « Trump doit être destitué. »
La représentante Maxine Waters a également noté auprès d’Axios que « plusieurs démocrates se sont naturellement demandés si une procédure de destitution était à nouveau possible dans le contexte politique actuel », et dit avoir elle aussi « reconsidéré cette option ». Lors d’une conférence de presse, samedi, le député Eric Swalwell a également affirmé qu’il n’excluait pas une telle procédure, déclarant que « toutes les options sont sur la table ».
Par ailleurs se pose aussi la question de la légalité au regard du droit international. De ce côté, des diplomates et des juristes évoquent une violation de la souveraineté internationale selon la charte des Nations unies, et mettent en doute la base légale de la présence de forces américaines au Venezuela en l’absence d’un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU.
09:01
L’Iran appelle à la libération de Nicolas Maduro et assure que ses relations avec le Venezuela sont inchangées
« Le président d’un pays et son épouse ont été enlevés. Il n’y a pas lieu d’être fier, c’est un acte illégal », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï. « Comme l’a souligné le peuple vénézuélien, son président doit être libéré », a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse hebdomadaire à Téhéran.
L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a par ailleurs assuré que ses relations avec le pays « sont fondées sur le respect mutuel et le resteront ». « Nous sommes en contact avec les autorités vénézuéliennes », a-t-il précisé.
08:32 Vos questions
Bonjour, Gabriel,
Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a condamné samedi une « grave atteinte à la souveraineté du Venezuela », estimant que « les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassaient les limites de l’acceptable » et menaçaient « la préservation de la région en tant que zone de paix ». Il a également exhorté sur X la communauté internationale, par l’intermédiaire des Nations unies, à « répondre vigoureusement » à ces attaques.
Pour éviter cette escalade, Lula avait tenté d’offrir aux deux pays une forme de médiation du Brésil, depuis ces dernières semaines, malgré ses relations tendues avec Nicolas Maduro. Mais, comme le rapporte la chaîne CNN Brésil, à l’approche de la présidentielle prévue pour octobre 2026, au cours desquelles le président de gauche cherchera à briguer un nouveau mandat, ses alliés redoutent qu’une reprise des tensions entre Brasilia et Washington n’entraîne un soutien de Donald Trump au candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro. Celui-ci est incarcéré depuis la fin de novembre pour tentative de coup d’Etat.
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Les prix du pétrole ont reculé d’environ 1 %, lundi, en tout début d’échanges asiatiques, après l’enlèvement du président du Venezuela, Nicolas Maduro, lors d’une opération militaire américaine et face à l’intention de Washington d’exploiter les gigantesques réserves de brut du pays. Ils ont ensuite limité leurs pertes et se sont temporairement stabilisés, avant de repartir en baisse.
Vers 7 h 35 (heure à Paris), le baril de WTI américain perdait 0,66 % à 56,94 dollars et celui de brent de la mer du Nord 0,56 % à 60,41 dollars.
Après les bombardements aériens et la capture de Nicolas Maduro, le président américain a affirmé samedi qu’il autoriserait les compagnies pétrolières des Etats-Unis à exploiter les ressources pétrolières du Venezuela.
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Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées du monde, devant l’Arabie saoudite et l’Iran. Mais la production est faible, estimée à environ 1 million de baril/jour (mbj) contre environ 3,5 mbj il y a vingt-cinq ans – soit environ 1 % seulement de l’offre mondiale de pétrole brut sur un marché planétaire déjà très bien approvisionné.
08:15 En photos 📷
08:04 Vos questions
Bonjour,
La détention d’armes automatiques est encadrée par la loi fédérale, ainsi que la loi de chaque Etat, pour les citoyens américains, mais elle peut, comme vous le soulignez, être légale dans certaines circonstances. Toutefois, le chef d’inculpation retenu contre Nicolas Maduro à ce propos est lié à un contexte et un cadre juridique précis.
Selon l’acte d’accusation sur lequel repose la procédure, signé par Jay Clayton, le procureur du district sud de New York, et rendu public samedi 3 janvier, M. Maduro est accusé de posséder des armes automatiques, ainsi que d’avoir aidé et encouragé leur utilisation, leur transport et leur possession, « pendant et en relation avec un crime lié au trafic de stupéfiants » pour lequel il peut être poursuivi aux Etats-Unis.
La possession d’armes automatiques, régie dans ce cas précis par le title 18 du code des Etats-Unis, section 924(c)(1)(A) et 924(c)(1)(B)(ii), doit donc être comprise ici comme une circonstance aggravante de la « conspiration narcoterroriste » dont Nicolas Maduro est accusé par la cour de justice fédérale de Manhattan. Cette possession peut ajouter, selon le code américain, au moins cinq ans de prison à sa peine, voire sept si l’arme a été brandie, et 10 si celle-ci a été déchargée.
06:50 L’essentiel
Ce qu’il faut savoir, lundi 5 janvier à 6 h 50
Donald Trump a réaffirmé, dimanche soir, que les Etats-Unis étaient désormais « aux commandes » du Venezuela, après l’enlèvement du président du pays, Nicolas Maduro, par les forces spéciales américaines. Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante par intérim par la Cour suprême de son pays, a affiché sa volonté de coopérer avec Washington dans le cadre de relations « équilibrées et respectueuses (…) fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence ».
Mme Rodriguez, qui a réuni, dimanche soir, son premier conseil des ministres, a, par ailleurs, créé une commission pour la libération de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Elle sera présidée par Jorge Rodriguez, président de l’Assemblée nationale, et le ministre des affaires étrangères, Ivan Gil.
Nicolas Maduro doit être présenté lundi à un tribunal à New York. En détention à Brooklyn depuis samedi soir, le président déchu doit répondre de quatre chefs d’accusation de trafic de drogue ainsi que de détention d’armes automatiques. Sa comparution initiale est prévue à partir de midi (18 heures à Paris).
La capture de Nicolas Maduro est un « pas important mais pas suffisant », a déclaré l’opposant vénézuélien Edmundo Gonzalez Urrutia. « La normalisation réelle du pays ne sera possible que lorsque tous les Vénézuéliens privés de liberté pour des raisons politiques (…) seront libérés et que la volonté majoritaire exprimée par le peuple vénézuélien le 28 juillet sera respectée, sans ambiguïté », a dit, dans une vidéo tournée en Espagne, où il est en exil, celui qui se considère président élu du Venezuela après le scrutin de juillet 2024.
Quelque 32 Cubains ont été tués lors de l’opération militaire américaine au Venezuela qui a conduit à la capture de Nicolas Maduro, a déclaré La Havane. Les militaires tués, tous membres des Forces armées révolutionnaires ou du ministère de l’intérieur cubains, réalisaient des missions au Venezuela « à la demande d’organes homologues » de ce pays, proche allié de l’île communiste, a précisé le gouvernement cubain qui a décrété deux jours de deuil national. « Beaucoup de Cubains ont été tués hier », a déclaré de son côté Donald Trump, à bord de son avion Air Force One.
« Cuba est prêt à tomber », a ajouté Donald Trump aux journalistes, estimant qu’il serait difficile pour ce pays de « tenir le coup » sans les revenus issus du pétrole vénézuélien. Le président américain a néanmoins minimisé la nécessité d’une intervention militaire américaine sur l’île.
06:33
Le président colombien somme Donald Trump de cesser de le « calomnier »
Le président colombien, Gustavo Petro, a rejeté dimanche les menaces de son homologue américain, Donald Trump, qui l’a accusé sans preuve d’être un narcotrafiquant.
« Mon nom (…) n’apparaît pas dans les dossiers judiciaires concernant le trafic de drogue. Cessez de me calomnier, M. Trump », a déclaré M. Petro sur le réseau social X.
Donald Trump a déclaré qu’une opération en Colombie similaire à celle qui avait été menée au Venezuela lui paraissait « une bonne idée ». Il a accusé Gustavo Petro de prendre part à un trafic de drogue vers les Etats-Unis, avertissant qu’il « ne le ferait plus très longtemps ». Après lui avoir dit samedi qu’il devrait « faire gaffe à ses fesses », Donald Trump a qualifié dimanche son homologue colombien d’« homme malade » qui « aime prendre de la cocaïne ».
Le ministère des affaires étrangères colombien a qualifié les menaces du président américain d’« ingérence inacceptable » et a demandé le « respect ».
Gustavo Petro, qui critique vivement l’action militaire du gouvernement Trump dans la région, accuse les Etats-Unis d’avoir enlevé Nicolas Maduro « sans base légale ».
Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, les deux dirigeants s’affrontent régulièrement sur des questions comme les droits de douane ou la politique migratoire. La Colombie et les Etats-Unis sont des alliés militaires et économiques déterminants dans la région, mais leurs relations sont aujourd’hui au plus bas.
05:54 Pour approfondir
04:39
La présidente par intérim du Venezuela crée une commission pour la libération de Nicolas Maduro
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a créé, dimanche, une commission pour la libération de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores.
Une commission « de haut niveau » a été présentée par le ministre de l’information, Freddy Ñañez, qui en fera partie. Elle sera présidée par Jorge Rodriguez, président de l’Assemblée nationale, et le ministre des affaires étrangères, Ivan Gil.
04:31 En photos 📷
A Caracas, une manifestation pro-Maduro pour exiger sa libération
Quelque 2 000 partisans du président vénézuélien, Nicolas Maduro, ont manifesté dimanche à Caracas pour exiger sa libération.
« Libérez notre président », « L’empire les a enlevés », « Nous voulons qu’ils reviennent », « Le Venezuela n’est la colonie de personne » : les slogans ont fusé lors de la mobilisation, durant laquelle certains protestataires étaient armés de fusils.
Lors d’une manifestation pour la libération de Nicolas Maduro et de sa femme, à Caracas, le 4 janvier 2026.
Lors d’une manifestation pour la libération de Nicolas Maduro et de sa femme, à Caracas, le 4 janvier 2026.
Lors d’une manifestation pour la libération de Nicolas Maduro et de sa femme, à Caracas, le 4 janvier 2026.
Lors d’une manifestation pour la libération de Nicolas Maduro et de sa femme, à Caracas, le 4 janvier 2026.
Lors d’une manifestation pour la libération de Nicolas Maduro et de sa femme, à Caracas, le 4 janvier 2026.
03:09
32 Cubains morts dans l’intervention américaine, selon La Havane
« En raison de l’attaque criminelle perpétrée par le gouvernement des Etats-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela (…) 32 Cubains ont perdu la vie au cours des combats », a déclaré le gouvernement dans un communiqué lu à la télévision nationale.
Les militaires tués, tous membres des Forces armées révolutionnaires ou du ministère de l’intérieur cubain, réalisaient des missions au Venezuela « à la demande d’organes homologues » de ce pays, proche allié de l’île communiste, a précisé le gouvernement cubain, qui a décrété deux jours de deuil national. Ces soldats « ont accompli dignement et héroïquement leur devoir et sont tombés, après une ferme résistance, dans un combat direct contre les assaillants ou à la suite des bombardements », ajoute le communiqué.
« Honneur et gloire aux braves combattants cubains qui sont tombés en affrontant des terroristes vêtus d’un uniforme impérial », a écrit sur X le président cubain, Miguel Diaz-Canel.
Cuba et le Venezuela entretiennent d’étroites relations depuis la fin des années 1990 et l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez (1999-2013). En 2002, une tentative de coup d’Etat contre le dirigeant vénézuélien a précipité l’incursion des Cubains dans les affaires militaires du pays afin de consolider son pouvoir.
Le Venezuela est le principal fournisseur de pétrole de Cuba, en échange notamment de l’envoi de personnel médical.
02:54 Urgent
La présidente par intérim du Venezuela appelle à la coopération avec Washington
« Nous accordons la priorité à des relations internationales équilibrées et respectueuses entre les Etats-Unis et le Venezuela, ainsi qu’entre le Venezuela et les autres pays de la région, fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence », a écrit, dimanche sur Telegram, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez.
« Nous invitons le gouvernement américain à travailler conjointement à un agenda de coopération, axé sur un développement partagé dans le cadre du droit international afin de renforcer une coexistence communautaire durable », a-t-elle ajouté.
02:40
« Tout s’écroule » à Cuba, affirme Donald Trump
« Cuba est prête à tomber », a déclaré Donald Trump aux journalistes à bord de l’Air Force One, estimant qu’il serait difficile pour ce pays de « tenir le coup » sans les revenus issus du pétrole vénézuélien.
Le président américain a néanmoins minimisé la nécessité d’une intervention militaire américaine dans l’île. « Je ne pense pas que nous ayons besoin d’agir. Il semble que tout s’écroule », a-t-il ajouté.
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