En Iran, cinq civils et un membre des forces de l’ordre tués au cinquième jour de manifestations contre la vie chère
Ce sont les premières victimes depuis les rassemblements organisés depuis dimanche dans plusieurs villes.
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Les victimes sont les premières depuis les rassemblements organisés depuis dimanche dans plusieurs villes.
Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait trois morts supplémentaires dans l’ouest de l’Iran, jeudi 1er janvier, selon l’agence de presse Fars, au cinquième jour de rassemblements sporadiques contre la vie chère dans plusieurs villes du pays.
« Vers 18 heures [15h30 à Paris] aujourd’hui, un groupe d’émeutiers a profité d’un rassemblement de protestation à Azna, dans la province du Lorestan (ouest), pour attaquer un commissariat de police.Trois personnes ont été tuées et 17 autres blessées lors d’affrontements » , écrit Fars, dans une référence apparente à des civils.
L’agence de presse avait fait état plus tôt de deux personnes tuées dans des heurts à Lordegan, une ville de 40 000 habitants située dans le sud-ouest du pays. « Certains manifestants ont commencé à jeter des pierres sur les bâtiments administratifs de la ville, dont le gouvernorat, la mosquée, la Fondation des martyrs, la mairie et des banques, avant de se diriger vers le gouvernorat », avait rapporté Fars, ajoutant que la police avait fait usage de gaz lacrymogène et qu’il y a un nombre non précisé de blessés. Deux civils avaient été tués, selon la même source.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, un membre des forces de l’ordre a par ailleurs été tué à Kouhdasht, une commune de 90 000 habitants également dans l’ouest de l’Iran.
« Un membre du bassidj de la ville de Kouhdasht, âgé de 21 ans, a été tué cette nuit par des émeutiers alors qu’il défendait l’ordre public », a déclaré la télévision d’Etat, citant le vice-gouverneur de la province du Lorestan (Ouest), Saïd Pourali. Il s’agit de la première victime officiellement recensée depuis le début, dimanche, de ces rassemblements initialement pacifiques à Téhéran, qui se sont étendus à d’autres villes et aux universités.