En Syrie, les forces kurdes ont accepté de quitter Alep
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont annoncé, dimanche, le départ de leurs combattants des quartiers d’Achrafieh et de Cheikh-Maqsoud, dont ils avaient pris le contrôle. Samedi, les autorités syriennes avaient affirmé avoir constaté la reddition des FDS.
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont annoncé, dimanche, le départ de leurs combattants des quartiers d’Achrafieh et de Cheikh-Maqsoud, dont ils avaient pris le contrôle. Samedi, les autorités syriennes avaient affirmé avoir constaté la reddition des FDS.

Après plusieurs jours de combats meurtriers avec les forces gouvernementales, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, ont accepté, dimanche 11 janvier, de quitter Alep, dans le nord du pays. « Nous sommes parvenus à un accord qui a conduit à un cessez-le-feu et permis l’évacuation des martyrs, des blessés, des civils pris au piège et des combattants des quartiers d’Achrafieh et de Cheikh-Maqsoud vers le nord et l’est de la Syrie », ont écrit les FDS dans un communiqué.
L’agence officielle syrienne SANA a confirmé que « les bus transportant le dernier groupe de membres de l’organisation SDF ont quitté le quartier de Cheikh-Maqsoud à Alep, en direction du nord-est de la Syrie ».
Samedi, les autorités syriennes avaient annoncé la reddition des combattants kurdes retranchés dans un quartier d’Alep, et leur évacuation vers la zone autonome kurde dans le Nord-Est. Des allégations dénoncées comme « totalement fausses » par les forces kurdes.
Les Etats-Unis avaient alors appelé les deux parties à renouer le dialogue. A Damas, l’émissaire américain Tom Barrack a lancé un appel à la « retenue » et à la fin des hostilités après avoir rencontré le président, Ahmed Al-Charaa. L’Union européenne a également « exhorté toutes les parties (…) à reprendre urgemment le dialogue politique », appelant à la « fin des hostilités dans et autour d’Alep ».
Au moins 21 morts
Les affrontements, les plus violents à Alep depuis la chute de Bachar Al-Assad en décembre 2024, ont fait au moins 21 morts parmi les civils depuis mardi, et provoqué le déplacement d’environ 155 000 personnes, selon les données officielles. Ils ont fragilisé encore plus un accord conclu en mars entre les deux parties pour intégrer les institutions civiles et militaires de l’administration autonome kurde au sein de l’Etat, qui n’a pas encore été appliqué.