Enquête ouverte après l’enregistrement clandestin entre le journaliste Legrand et l’ex-patronne de France Inter Bloch
Une conversation privée entre l’ex-directrice de France Inter Laurence Bloch et le journaliste Thomas Legrand a été enregistrée sans leur consentement dans un café. Le journaliste a déposé plainte fin décembre contre X, pour « captation illégale »
La justice se penche sur une nouvelle affaire de captation illégale. Une enquête a été ouverte à la suite de la plainte du journaliste Thomas Legrand pour la divulgation d’une conversation privée avec l’ancienne patronne de France Inter Laurence Bloch, qui aurait été captée clandestinement, a indiqué samedi le parquet de Paris.
Cette plainte déposée fin décembre pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » a été confiée pour enquête à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) par la section de protection des libertés fondamentales du parquet de Paris, a précisé ce dernier, confirmant le journal Le Parisien.
La BRDP est déjà chargée d’une enquête similaire au sujet d’un autre enregistrement vidéo clandestin qui avait fait grand bruit l’an dernier. On y voit une conversation entre des responsables socialistes et les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand.
Les deux journalistes avaient porté plainte après la diffusion en septembre par le magazine L’Incorrect de cette vidéo, enregistrée sans autorisation. Cette vidéo - où Thomas Legrand disait « nous, on fait ce qu’il faut pour (Rachida) Dati, Patrick (Cohen) et moi » - avait été abondamment commentée dans les médias de la galaxie Bolloré comme CNews, Europe 1 et le JDD, au point de devenir le catalyseur d’une guerre ouverte avec l’audiovisuel public. L’enquête de la BRDP avait été ouverte en fin d’année.
Une « diffusion de fausses nouvelles »
Cette fois, il s’agit de la divulgation d’informations sur une conversation privée que Thomas Legrand a eue avec l’ancienne patronne de France Inter Laurence Bloch.
Le journaliste a déposé fin décembre une plainte contre X pour « captation illégale » de la conversation et une autre visant Europe 1 et CNews pour « conservation, divulgation et utilisation de l’enregistrement obtenu de manière illicite » et « diffusion de fausses nouvelles », avait précisé à l’AFP son avocat Me Antoine Ricard. Cette dernière infraction présumée suggère une déformation des propos.
En fin d’année, Thomas Legrand avait dénoncé, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public, les affirmations répétées sur Europe 1 puis CNews à propos de sa rencontre dans un café avec Laurence Bloch.