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Etats-Unis : après la mort d'une Américaine tuée par balle par un agent de la police de l'immigration, les anti-ICE sortent dans la rue
SOURCE:France Info
De nombreux rassemblements se sont tenus samedi à travers les Etats-Unis pour protester contre les méthodes de la police fédérale de l'immigration (ICE), après le tir mortel de l'un de ses agents contre une femme de 37 ans à Minneapolis.
En images Etats-Unis : après la mort d'une Américaine tuée par balle par un agent de la police de l'immigration, les anti-ICE sortent dans la rue
De nombreux rassemblements se sont tenus samedi à travers les Etats-Unis pour protester contre les méthodes de la police fédérale de l'immigration (ICE), après le tir mortel de l'un de ses agents contre une femme de 37 ans à Minneapolis.
France Télévisions
Publié le 11/01/2026 12:37 Mis à jour le 11/01/2026 14:59
Temps de lecture : 4min
Des manifestants défilent contre la police de l'immigration, à Minneapolis (Minnesota, nord des Etats-Unis), le 10 janvier 2026. (ANGEL COLMENARES / EFE / SIPA)
De nombreux rassemblements se sont tenus à travers les Etats-Unis, samedi 10 janvier, pour protester contre les méthodes de la police fédérale de l'immigration (ICE). La colère des manifestants est particulièrement vive à Minneapolis (Minnesota, nord des Etats-Unis), bastion démocrate endeuillé par la mort de Renee Good. Cette citoyenne américaine de 37 ans morte mercredi sous les balles d'un agent de cette police controversée, bras armé de la politique anti-immigration de l'administration de Donald Trump.
A Minneapolis, des milliers d'habitants ont bravé les températures négatives pour converger dans l'après-midi vers un parc à proximité de la rue dans laquelle la mère de famille a été tuée, après avoir tenté de contourner une voiture de la police de l'immigration qui barrait la route.
Brandissant des drapeaux américains et des pancartes hostiles à la police de l'immigration, appelant notamment à "abolir" ICE, les manifestants ont scandé le nom de la victime, en marchant en direction du mémorial improvisé sur les lieux du drame, où la foule a ralenti pour se recueillir.
Des manifestants se rassemblent dans un parc de Minneapolis (Minnesota, nord des Etats-Unis), le 10 janvier 2026, au départ d'une manifestation contre la police de l'immigration. (DANIEL POWELL/ZUMA/SIPA / SIPA)
Des manifestants convergent vers un lieu de rassemblement pour protester contre la police de l'immigation, à Minneapolis (Minnesota, nord des Etats-Unis), le 10 janvier 2026. (STEPHEN MATUREN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
Des manifestants protestent contre la police de l'immigation, à Minneapolis (Minnesota, nord des Etats-Unis), le 10 janvier 2026. (STEPHEN MATUREN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
"Plus personne n'empêche désormais l'administration Trump de tuer des citoyens, de voler et d'enlever des êtres humains", a témoigné auprès de l'AFP un manifestant. "Il est temps que ça s'arrête", a déclaré une jeune femme de 30 ans, qui a le sentiment de "basculer dans une dictature autoritaire".
Des personnes manifestent contre la police de l'immigration, à Minneapolis (Minnesota, nord des Etats-Unis), le 10 janvier 2026. (STEPHEN MATUREN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
Plus tôt dans la matinée, trois élues démocrates du Minnesota à la Chambre des représentants se sont rendues dans un bâtiment fédéral de la banlieue de Minneapolis où officie la police de l'immigration, dont Ilhan Omar, figure de la gauche américaine d'origine somalienne.
Les élues démocrates du Minnesota (de gauche à droite) Kelly Morrison, Ilhan Omar et Angie Craig arrivent devant le bâtiment de la police de l'immagration, à Minneapolis (nord des Etats-Unis), le 10 janvier 2026. (MOSTAFA BASSIM / ANADOLU / AFP)
Mais sitôt sont-elles entrées qu'on leur a demandé de partir, ont-elles raconté. "Ce qui s'est passé aujourd'hui est une tentative flagrante d'empêcher des membres du Congrès d'exercer leur mission de contrôle", a déploré Ilhan Omar.
De Boston (Massachussets, côte est), à Portland (Oregon, nord-est du pays) en passant par la Floride (sud-est des Etats-Unis) ou encore New York, des manifestations se sont tenues samedi à travers le pays, après un appel relayé par le mouvement "No Kings", réseau d'organisations de gauche opposées à Donald Trump.
Un manifestant grimé en Donald Trump participe à une manifestation contre la police de l'immigration, à Boston, dans le Massachussets (côte Est), aux Etats-Unis, le 10 janvier 2026. (JOSEPH PREZIOSO / AFP)
Des manifestants se rassemblent contre la police de l'immigration, à Saint-Petersburg, en Floride, le 10 janvier 2026. (DAVE DECKER/ZUMA/SIPA / SIPA)
A Portand, où des opposants à l'administration Trump ont pris l'habitude de se déguiser pour manifester, grenouilles et autres aliens ont occupé jusque dans la soirée des rues de la principale ville de l'Etat d'Oregon.
Des manifestants dans une rue de Portand (Oregon) protestent contre l'agence de l'immigration américaine (ICE), le 10 janvier 2026. (MATHIEU LEWIS-ROLLAND / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Des manifestants dans une rue de Portand (Oregon) protestent contre l'agence de l'immigration américaine (ICE), le 10 janvier 2026. (MATHIEU LEWIS-ROLLAND / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
En Californie, des manifestants ont notamment brandi le message "C'était un meurtre" sur le bord de la route, à Santa Barbara. Cette affirmation répond à l'administration Trump, qui a réfuté toute bavure de la police de l'immigration. Selon le gouvernement américain, le policier a tiré en état de légitime défense au moment où Renee Good tentait de le renverser avec son véhicule, évoquant un acte de "terrorisme intérieur" de la part de la trentenaire.
Or, plusieurs vidéos prises par des témoins circulant depuis mercredi tendent à suggérer que la victime ne roulait pas en direction du policier et semblait au contraire tenter de l'éviter au moment du tir.
Des manifestants posent avec des pancartes sur lesquelles on peut lire le message "C'était un meurtre", en référence à la mort de Renee Good, le 10 janvier 2026, à Santa Barbara, en Californie. (ROD ROLLE / SIPA USA / SIPA)
Selon le média américain The Trace, spécialiste des violences par armes à feu, Renee Good est la quatrième personne tuée par des agents fédéraux de l'immigration depuis le lancement de la politique d'expulsion de l'administration Trump. Sept autres ont été blessées.