Face aux craintes d’une répression sanglante, Trump aurait été briefé pour frapper l’Iran
Soutenant les manifestants qui, à Téhéran, veulent la chute de la République islamique, Donald Trump menace de « frapper très fort » l’Iran
Les Etats-Unis vont-ils intervenir militairement pour aider les manifestants à faire tomber le régime en Iran ? L’hypothèse semble de plus en plus vraisemblable, Donald Trump agitant cette menace sur Téhéran.
Sur place, la contestation se poursuit dans les rues. Des Iraniens ont défilé samedi soir à Téhéran et scandé des slogans hostiles au pouvoir, malgré les craintes grandissantes de répression brutale dans le pays coupé du monde par un blocage d’internet. Des ONG ont signalé des dizaines de morts depuis le début du mouvement il y a deux semaines, alors que la République islamique fait face à une mobilisation inédite depuis trois ans.
Nouvelles manifestations contre le régime iranien
Selon une vidéo authentifiée par l’AFP, une manifestation a débuté tard samedi soir dans un quartier du nord de Téhéran. Des feux d’artifice ont été tirés au-dessus de la place Punak tandis que des manifestants tapaient sur des casseroles et scandaient des slogans en soutien à la dynastie Pahlavi, chassée par le Révolution islamique en 1979.
Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, que l’AFP n’a pas pu vérifier dans l’immédiat, montraient des manifestations dans d’autres quartiers de la capitale, où des protestataires scandaient des slogans hostiles au gouvernement.
Les Etats-Unis « prêts à aider » les manifestants
Samedi, sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a affirmé que l’Iran « aspirait à la liberté » et que les Etats-Unis « se tenaient prêts à aider ». Il avait plus tôt menacé de « frapper très fort » le pays en cas de vague de répression meurtrière.
Selon le New York Times, le président américain a d’ailleurs été briefé ces derniers jours sur les options à sa disposition concernant de possibles frappes, y compris visant des cibles civiles. Le quotidien, qui cite des sources anonymes, souligne qu’il n’a pas pris de décision finale mais « envisage sérieusement » une nouvelle intervention, après avoir bombardé trois importants sites nucléaires iraniens en juin.
Le prince héritier tente de jouer sa carte
Depuis le début le 28 décembre de la contestation, initialement liée au coût de la vie, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés, a dénombré vendredi l’organisation Iran Human Rights, basée en Norvège. L’ancien prince héritier Reza Pahlavi, figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, a appelé samedi les Iraniens à « se préparer à prendre » les centres-villes.