Groenland : "C'est une approche coloniale", dénonce une ministre groenlandaise, après les menaces de Donald Trump
Donald Trump a assuré vendredi qu'il comptait passer un accord avec le Danemark pour acquérir le Groenland, et que Washington emploierait pour cela "la manière douce" ou "la manière forte".
Donald Trump a assuré vendredi qu'il comptait passer un accord avec le Danemark pour acquérir le Groenland, et que Washington emploierait pour cela "la manière douce" ou "la manière forte".
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Radio France
Publié le 10/01/2026 09:29
Temps de lecture : 2min
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Naaja Nathanielsen, ministre groenlandaise de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Justice, de l’Économie, de l’Énergie et des Ressources minérales. (JAMES BROOKS / AFP)
"C'est une approche coloniale", dénonce sur France Inter, samedi 10 janvier, Naaja Nathanielsen, ministre groenlandaise de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Justice, de l’Économie, de l’Énergie et des Ressources minérales, alors que Donald Trump a réaffirmé sa volonté "d'acquérir" le territoire autonome danois, soit par "la manière douce", soit par "la manière forte".
Elle juge "très effrayant" le discours du président américain. "Nous sommes un petit pays, nous comptons sur l'ordre international, sur le droit international et sur le dialogue. Pour nous, le seul chemin viable, c'est celui-là", a-t-elle expliqué. Les autorités du pays récusent "cette idée d'acquérir le Groenland comme si c'était un bien, ou de l'envahir par la force militaire".
Naaja Nathanielsen souligne cependant que le Groenland se félicite de l’ouverture d’un dialogue direct avec Washington. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, doit rencontrer la semaine prochaine des responsables du Danemark, ainsi que la cheffe de la diplomatie du Groenland, pour évoquer la question de l'île arctique. "On est très heureux aujourd'hui de pouvoir avoir un dialogue direct avec l'administration américaine. Ça devrait se faire la semaine prochaine", a-t-elle confirmé.
"Il est déjà possible pour les États-Unis de faire avancer leur sécurité nationale sur le territoire groenlandais grâce à leur présence militaire, assure la ministre, répondant à l'argument principal avancé par Donald Trump. , insiste Naaja Nathanielsen.