Grève des médecins : 2 500 spécialistes libéraux partent symboliquement en "exil" à Bruxelles pour dénoncer la politique de santé du gouvernement
Dans la continuité de leur mouvement de grève, des médecins et spécialistes libéraux partent pour la capitale belge dimanche matin, pour symboliser, selon eux, le chemin que prennent de plus en plus de professionnels qui peinent à travailler en France.
Dans la continuité de leur mouvement de grève, des médecins et spécialistes libéraux partent pour la capitale belge dimanche matin, pour symboliser, selon eux, le chemin que prennent de plus en plus de professionnels qui peinent à travailler en France.
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Radio France
Publié le 11/01/2026 06:51 Mis à jour le 11/01/2026 09:37
Temps de lecture : 5min
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Manifestation nationale des médecins libéraux à Paris, le 10 janvier 2026. (Sebastien TOUBON / MAXPPP)
Près de 2 500 médecins spécialistes, chirurgiens, anesthésistes et gynécologues-obstétriciens partent dimanche 11 janvier de Paris dans un convoi d'environ de 90 cars, pour une mobilisation baptisée "Opération Bruxelles", rapporte France Inter. Durant cinq jours, ils vont s'exiler symboliquement dans la capitale belge. Une mobilisation dans le prolongement de la grève des médecins libéraux qui a démarré lundi.
Samedi à Paris 20 000 médecins, selon les organisateurs, ont défilé dans les rues de la capitale pour dénoncer une "dérive autoritaire" de la loi de financement de la sécurité sociale 2026. Une action qui permet aussi à ces médecins de ne pas être réquisitionnés par les préfets et de montrer combien leur place est indispensable dans le système de soins.
"C'est le symbole du chemin que prennent de plus en plus de médecins et chirurgiens qui éprouvent des difficultés à travailler en France depuis quelques années", explique Ambroise Salin, chirurgien urologue dans une clinique privée à Toulouse, qui participe à cette opération. Jusqu'à mercredi prochain, lui, et ses confrères grévistes, ont donc suspendu toutes leurs activités. "Nous n'avons programmé aucune chirurgie, nous n'avons programmé aucune consultation et nous nous mettons en grève de la gestion des urgences", poursuit Ambroise Salin.
Malgré le retrait de quelques mesures contestées de la loi de financement de la sécurité sociale, le chirurgien redoute un encadrement des dépassements d'honoraires. "Le taux moyen des honoraires qui sont pris, lorsqu'il y a un complément d'honoraires, il est que de 60%", dit-il. "On est très très loin du fantasme, des abus, ou des chirurgiens qui exploitent les patients pour obtenir le plus d'argent", assure Ambroise Salin.