Grève des médecins : "Le mouvement va se durcir à partir d'aujourd'hui", prévient la présidente du syndicat des jeunes médecins
Le syndicat des jeunes médecins appelle à une grève illimitée contre les politiques de santé du gouvernement. Le mouvement a débuté le 5 janvier et doit durer 10 jours.
Le syndicat des jeunes médecins appelle à une grève illimitée contre les politiques de santé du gouvernement. Le mouvement a débuté le 5 janvier et doit durer 10 jours.
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Radio France
Publié le 10/01/2026 18:06
Temps de lecture : 2min
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Manifestation nationale des médecins libéraux à Paris, le 10 janvier 2026. (Sebastien TOUBON / MAXPPP)
"Le mouvement va se durcir à partir d'aujourd'hui", prévient sur franceinfo samedi 10 janvier Anna Boctor, présidente du syndicat des jeunes médecins, alors que les médecins libéraux en grève depuis lundi ont manifesté dans l'après-midi à Paris. "La semaine qui vient de s'écouler n'est qu'une prémice", dit-elle, dénonçant la "dérive autoritaire" de "plusieurs articles de cette loi de financement de la Sécurité sociale" mais aussi "plusieurs propositions de loi qui attaquent systématiquement la médecine libérale depuis plusieurs mois".
"Si on veut que ce système de santé perdure et soit le plus efficient possible, il faut travailler en collaboration entre l'Assurance maladie et les acteurs du soin", martèle Anna Boctor qui dénonce "une rupture historique dans le dialogue social entre les instances gouvernementales et les acteurs du soin de terrain que nous sommes." "Nous, jeunes médecins, nous avons appelé à une grève illimitée", dit-elle.
Les syndicats ont refusé vendredi l'invitation de la ministre de la Santé pour échanger sur leurs revendications. "Nous ne croyons pas les paroles, nous croyons les actes", explique Anna Boctor. "Des courriers cajoleurs ne suffisent pas, nous voulons des actes forts", dit-elle. La présidente du syndicat des jeunes médecins dénonce "les prises de position dénigrantes" de la ministre vis-à-vis de ce mouvement de grève. "Lorsqu'on voit une attitude aussi méprisante, on ne peut pas accepter le dialogue", assure-t-elle.