Grève des médecins libéraux : des "réquisitions" seront possibles, prévient la ministre de la Santé
Stéphanie Rist dit avoir pris des mesures pour organiser la permanence des soins, dans un entretien à "La République du Centre", avant un mouvement social qui s'annonce très suivi.
Stéphanie Rist dit avoir pris des mesures pour organiser la permanence des soins, dans un entretien à "La République du Centre", avant un mouvement social qui s'annonce très suivi.
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France Télévisions
Publié le 04/01/2026 11:50 Mis à jour le 04/01/2026 12:05
Temps de lecture : 2min
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La ministre de la Santé Stéphanie Rist à l'Assemblée nationale, le 17 décembre 2025. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
La ministre de la Santé Stéphanie Rist n'exclut pas la possibilité de recourir à des "réquisitions", dans un entretien à La République du Centre publié dimanche 4 janvier, à la veille du début d'un mouvement de grève des médecins libéraux. Cette mobilisation, qui doit durer dix jours, entend dénoncer diverses mesures contenues dans le budget 2026 de la Sécurité sociale. Des cabinets devraient être fermés et des blocs opératoires mis à l'arrêt, avec de possibles répercussions pour l'hôpital public. D'après la Confédération des syndicats médicaux français, le "mouvement sera excessivement suivi" : 85% de ses adhérents ont annoncé leur intention de faire grève.
La ministre Stéphanie Rist précise avoir pris, "depuis plusieurs jours", "des mesures pour organiser la permanence des soins avec les Agences régionales de santé (ARS), les établissements, les professionnels eux-mêmes, pour que nos concitoyens ne soient pas en danger pendant cette mobilisation". "On peut également avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin", ajoute-t-elle. La ministre affirme vouloir prendre ses "responsabilités pour que nos concitoyens puissent être soignés, tout en respectant la possibilité de faire grève pour les professionnels".
Les médecins libéraux entendent dénoncer le contrôle accru des prescriptions d'arrêts de travail ou des mesures permettant aux autorités de baisser "de façon autoritaire" les tarifs de certains actes, en "contournant" le dialogue social. "Il y a une augmentation exponentielle de ces dépassements d'honoraires ces dernières années. Même si les abus ne concernent qu'une minorité de médecins, nous ne pouvons pas laisser la situation en l'état car nous avons des concitoyens qui renoncent aux soins pour des raisons financières", justifie la ministre. Candidate à sa réélection de députée de la 1re circonscription du Loiret, dont le premier tour est prévu le 18 janvier, la ministre précise par ailleurs qu'en cas de défaite, elle proposera sa démission du gouvernement.