Grève des médecins : "Un geste très fort, à l'aune du mépris et de la violence" des politiques, assure le président de l'Union française pour une médecine libre
Les médecins libéraux seront en grève à partir du 5 janvier, pour protester contre plusieurs mesures du budget de la Sécurité sociale.
Grève des médecins : "Un geste très fort, à l'aune du mépris et de la violence" des politiques, assure le président de l'Union française pour une médecine libre
Les médecins libéraux seront en grève à partir du 5 janvier, pour protester contre plusieurs mesures du budget de la Sécurité sociale.
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Radio France
Publié le 04/01/2026 11:43
Temps de lecture : 1min
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Jérôme Marty, médecin généraliste et président de l’UFML (l'Union française pour une médecine libre), à Toulouse, le 21 janvier 2022. (NATHALIE SAINT-AFFRE / MAXPPP)
"La porte de mon cabinet sera fermée du 5 janvier au 15 janvier", assure dimanche 4 janvier sur France Inter Jérôme Marty, président de l'Union française pour une médecine libre (UFLM), à la veille du mouvement de grève des médecins libéraux contre plusieurs mesures du budget de la Sécurité sociale adoptée le 16 décembre et plus largement des politiques qui "mettent en danger" leur "liberté d'exercice".
C'est "un geste très fort qui est à l'aune du mépris et de la violence qui nous est faite, puisqu'ils s'attaquent à notre indépendance professionnelle et à notre liberté de prescription", ajoute Jérôme Marty. Il prend l'exemple des arrêts de travail pour lesquels "on rentre sur une politique de quotas", estime le médecin. "Si vous êtes malade, vous êtes du mauvais côté du quota" : si votre médecin a dépassé son quota, il va vous diriger vers un autre médecin, mais s'il n'y a pas d'autres médecins, "vous ne pouvez pas avoir votre arrêt de travail", explique-t-il.
Il évoque également un "autre point, certainement le plus important": "Deux articles qui donnent le pouvoir au directeur de l'Assurance maladie de diminuer autoritairement la valeur de nos actes", note-t-il. "On met le doigt dans une espèce de médecine absolument hyper-administrée et sans possibilité de discussion. Cela n'est pas acceptable", proteste Jérôme Marty.