Guerre en Ukraine : La Russie libère son détenu français mais bombarde lourdement
« 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur le conflit en Ukraine. Ce jeudi, la journée a été marquée par la libération du chercheur français Laurent Vinatier et par les dégâts de nouvelles frappes russes
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce jeudi 8 janvier, au 1.414e jour du conflit.
Le fait du jour
« Je partage le soulagement de sa famille et de ses proches », a réagi Emmanuel Macron. Le chercheur français Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024, a été libéré et est rentré en France ce jeudi. Cette libération intervient alors que Paris et Moscou ont récemment manifesté leur intérêt d’un contact direct au sommet, sur fond de guerre en Ukraine.
Laurent Vinatier est arrivé en début d’après-midi à la base militaire de Villacoublay, près de Paris, avant d’être accueilli avec ses parents au ministère français des Affaires étrangères. Le service de sécurité russe (FSB) avait précisé plus tôt que le chercheur avait été libéré en échange d’un basketteur, détenu en France depuis juin dernier à la demande de la justice américaine, qui le soupçonne d’être membre d’un groupe de hackers.
Chercheur spécialiste de l’espace post-soviétique, Laurent Vinatier, 49 ans, travaillait au moment de son arrestation pour le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels, notamment s’agissant de l’Ukraine.
La déclaration du jour
« Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde »
Emmanuel Macron a vivement dénoncé ce jeudi « le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme » dans les relations internationales. Dans son discours annuel devant les ambassadeurs français, le président a défendu, en réponse à ce « monde qui se dérègle », ce qu’il appelle un « multilatéralisme efficace ». Et il a plaidé pour que les grandes puissances du G7, présidé cette année par la France, s’unissent avec les grands pays émergents pour réformer la gouvernance mondiale et l’ONU.
« Nous refusons le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme », mais « nous refusons aussi la vassalisation et le défaitisme », a-t-il lancé dans la salle des fêtes de l’Elysée.
S’il a critiqué à la fois la Chine et son « agressivité commerciale de plus en plus désinhibée », et la Russie - « puissance de déstabilisation » en Ukraine, ce sont ses commentaires sur Donald Trump qui ont été les plus marquants. Les États-Unis sont une puissance qui « se détourne progressivement de certains de ses alliés et s’affranchit des règles internationales qu’elle promouvait encore récemment », a déploré le président français.