Incendie à Crans-Montana : certaines familles de victimes vont devoir attendre "des jours, voire des semaines", souligne un expert
L'enquête s'annonce longue et complexe après le drame du bar "Le Constellation" lors de la soirée du Nouvel An 2026, selon François Daoust, directeur du centre de recherche de la gendarmerie nationale, interrogé sur franceinfo.
L'enquête s'annonce longue et complexe après le drame du bar "Le Constellation" lors de la soirée du Nouvel An 2026, selon François Daoust, directeur du centre de recherche de la gendarmerie nationale, interrogé sur franceinfo.
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Radio France
Publié le 02/01/2026 07:56 Mis à jour le 02/01/2026 07:56
Temps de lecture : 4min
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Les voitures des services funéraires devant le bar Le Constellation, théâtre d'un incendie mortel, à Crans-Montana (Suisse), le 1er janvier 2026. (MAXIME SCHMID / AFP)
"Ce sont encore des jours, voire des semaines qu'il conviendra d'attendre pour les familles, pour avoir une réponse quant à l'identification de leurs proches", a prévenu, jeudi 1er janvier, sur franceinfo le Général François Daoust. Le directeur du centre de recherche de la gendarmerie nationale réagit à l'incendie dans un bar de Crans-Montana (Suisse) qui a fait une quarantaine de morts et une centaine de blessés, lors de la nuit du Nouvel An.
franceinfo : Comment va se dérouler l'enquête ?
Général François Daoust : D'abord, il y a l'enquête judiciaire qui va déterminer l'origine de la catastrophe. Mais il y aura également une enquête de spécialistes pour identifier les victimes, au sens large, chercher les traces de l'origine du sinistre, mais aussi toutes les personnes qui peuvent être encore à l'intérieur, qu'il faut évacuer les unes derrière les autres pour les mettre dans une chapelle ardente et procéder à des opérations très particulières afin de pouvoir aider à leur identification. On va faire la même chose sur des blessés, car il y a des personnes gravement blessées, évacuées immédiatement et très certainement mises en coma artificiel, elles n'ont même pas pu décliner leur identité.
"Les spécialistes vont recueillir tout ce qu'ils peuvent : les panoramas dentaires, les prothèses et de l'ADN."
Général François Daoust, directeur du centre de recherche de la gendarmerie nationale
sur franceinfo
En parallèle, une équipe va travailler en amont, auprès des familles, de façon à recueillir les dossiers médicaux, les dossiers dentaires et également l'ADN des parents ascendants ou descendants. Ce sera d'autant plus long que nous avons certainement ou peut-être des victimes étrangères. Une demande d'entraide judiciaire va passer par le canal diplomatique de chaque pays concerné et des spécialistes vont aller rechercher auprès des familles ces éléments pour les envoyer en Suisse. Donc ce sont encore des jours, voire des semaines qu'il conviendra d'attendre pour les familles, pour avoir une réponse quant à l'identification de leurs proches.