Incendie mortel à Crans-Montana : « Je me suis souvent dit qu’on frôlait la catastrophe… », explique Alan
Au lendemain de la catastrophe qui a déjà fait une quarantaine de morts et plus d’une centaine de blessés dans la station de ski suisse, les premiers témoignages émergent
Les témoignages qui affluent montrent l’horreur du drame. Dans la nuit du Nouvel an, un incendie a ravagé Le Constellation, un bar de la station suisse huppée de Crans-Montana faisant « une quarantaine de morts » et « environ 115 blessés », selon les premiers chiffres dévoilés par les autorités.
Le président de la Confédération suisse Guy Parmelin, parle d’une « des pires tragédies » que le pays ait connues, ajoutant qu’il s’agit d’un « drame d’une ampleur inédite et effroyable ». Un terrible constat abondé par les différents témoignages qui émergent de la soirée.
Les premiers témoignages pointent les bougies étincelles
Si l’enquête est toujours en cours pour déterminer les causes exactes du sinistre, les récits de témoins et les premiers éléments des investigations semblent s’accorder sur plusieurs éléments.
Le premier, la cause de l’incendie. Aucune information officielle n’a été divulguée pour le moment, mais plusieurs témoignages convergent vers la piste des bougies étincelles fixées sur des bouteilles et brandies par une personne sur les épaules d’une autre. Ces bouteilles, agitées trop près du plafond, auraient pu provoquer le drame.
Alan, un jeune habitant de la station et habitué des lieux a témoigné sur BFM TV. « C’était coutumier pour les serveuses d’être portées ainsi, presque jusqu’au plafond. Je me suis souvent dit qu’on frôlait la catastrophe parce qu’il y avait de l’isolation au plafond pour le bruit », explique le jeune qui déplore la mort d’un de ses amis, DJ dans la station de ski depuis près de trois ans.
La recherche des proches et l’incertitude
Si plusieurs témoignages vont dans ce sens, la procureure générale du canton de Valais Béatrice Pilloud, ne peut, pour le moment, être affirmative et explique que « la piste privilégiée est celle d’un embrasement généralisé qui a provoqué une déflagration ».
Cet embrasement aurait eu lieu vers 1h30, selon les premiers appels aux secours, confirmés par Laëtitia, mère d’un jeune adolescent toujours disparu : « En retraçant la soirée sur les réseaux sociaux, on a pu voir qu’il a posté une vidéo à 1h28 avec ses copains. À 1h30, on recevait les premières alertes des secours. » Toujours à la recherche de son fils, elle avoue, dépitée, ne pas savoir si celui-ci est vivant ce vendredi matin : « On ne sait pas. Cela fait 30 heures qu’on le recherche. On ne sait pas s’il a été transféré dans un hôpital, à Lausanne, à Milan, ou s’il est à la morgue… »