"Je ne veux pas pleurer parce que c'est ma fête préférée" : à Odessa, les Ukrainiens célèbrent le Nouvel An sous les attaques russes
Moscou n'a pas atténué ses attaques de drones sur l'Ukraine pour la nuit du 31 décembre. Plusieurs villes ont été ciblées, notamment Odessa, où les habitants tiennent à sortir et profiter du moment malgré tout.
Moscou n'a pas atténué ses attaques de drones sur l'Ukraine pour la nuit du 31 décembre. Plusieurs villes ont été ciblées, notamment Odessa, où les habitants tiennent à sortir et profiter du moment malgré tout.
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Radio France
Publié le 01/01/2026 10:43
Temps de lecture : 1min
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Des ouvriers sur le balcon d'un immeuble endommagé après une attaque russe sur la ville d'Odessa (Ukraine, le 31 décembre 2025. (OLEKSANDR GIMANOV / AFP)
Les Ukrainiens ont fêté leur Nouvel An à l'aube de leur quatrième hiver de guerre. Moscou n'a pas faibli dans la nuit en lançant des drones sur les villes ukrainiennes. Ce qui n'a pas empêché la fête, notamment à Odessa, à 150 kilomètres du front.
Pour atteindre les quelques bars ouverts, il faut allumer sa lampe torche. Quasiment toute la ville est plongée dans le noir. "C'est tellement dur parce que… putain de Russie, lâche Cola. Six jours que je n'ai pas d'électricité chez moi. Mais je ne veux pas pleurer parce que c'est ma fête préférée. Je veux me relaxer."
"C'est important de se sentir en vie quand c'est la guerre, raconte Marina, 33 ans. C'est tellement dur en ces temps se détendre, particulièrement la nuit. On essaie d'attraper n'importe quel moment où on peut rigoler, célébrer, passer du temps avec la famille, les amis. Et tout oublier de la situation."
Soudain, une alerte aérienne retentit. "Les gens d'Odessa sont différents, ils profitent bien plus de la vie que n'importe où ailleurs en Ukraine, poursuit-elle. Ils s'en foutent des drones et de tout le reste, ils boivent juste des cocktails et tentent de faire leur vie. S'ils meurent, ils meurent ! Mais au moins tu auras bu un cocktail et vécu à Odessa."
Est-ce qu'elle croit en la paix en 2026 ? "Oui, bien sûr que c'est mon souhait, mais je n'y crois pas du tout, évacue-t-elle.