"Je voulais une poupée qui ressemble à une femme de petite taille": un homme écope de 30 mois de prison pour l'achat d'une poupée pédopornographique
Le tribunal d'Avesnes-sur-Helpe a condamné vendredi 9 janvier 2026 un homme de 58 ans à 30 mois de détention pour l'achat d'une poupée sexuelle aux traits enfantins, sur un site de vente en ligne chinois. Originaire de Maubeuge, au lourd passé judiciaire, il a aussi été reconnu coupable de détention d'images pédopornographiques.
Le tribunal d'Avesnes-sur-Helpe a condamné vendredi 9 janvier 2026 un homme de 58 ans à 30 mois de détention pour l'achat d'une poupée sexuelle aux traits enfantins, sur un site de vente en ligne chinois. Originaire de Maubeuge, au lourd passé judiciaire, il a aussi été reconnu coupable de détention d'images pédopornographiques.
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L'homme qui se présente à la barre du tribunal d'Avesnes-sur-Helpe, vendredi 9 janvier 2026 n'est pas un inconnu pour la justice.
À 58 ans, il se présente comme conducteur d'engins et tente de se défendre. Déjà condamné à douze reprises par la justice, dont deux pour tentative de soustraction de mineurs, l'homme a un casier fourni. Extradé des Philippes en 2023 où il vivait, il faisait l’objet d’une fiche Interpol, pour ne pas avoir déclaré sa domiciliation alors que la justice française l’y avait obligé après une autre condamnation.
Il a été interpellé le 10 décembre 2025 lors d'une vaste opération de police en France qui visait les acheteurs de poupées à caractères sexuels aux traits enfantins sur les sites marchands chinois.
Placé en détention depuis, il a expliqué à l'audience son achat sur AliExpress annulé le lendemain : "Je cherchais cette poupée par curiosité. Je ne voulais pas une poupée qui ressemble à une petite fille, mais une poupée qui ressemble à une femme de petite taille qui ne soit pas trop encombrante chez moi". Il raconte qu'à son réveil, "je me suis dit que j’avais fait une connerie".
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L'affaire a été jugée par le Tribunal d'Avesnes-sur-Helpe. • © B. Théry / FTV
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Lors des débats son avocat Maître Hugo Objoie a affirmé que : "L'infraction telle qu'elle est écrite dans le Code pénal dit que la consultation des sites en eux-mêmes est illégale. Or, les sites qui sont concernés par ces procédures AliExpress, Shein, etc... pour l'instant, sont des sites qui sont complètement légaux. Voilà, le tribunal en a une appréciation différente, mais je pense qu'en termes de légalité pure, il y a un débat juridique qui se pose".
Suite à la polémique provoquée en France à l'automne 2025 par la vente de ces poupées pédopornographiques, les sites chinois avaient fourni à la justice française les noms des acheteurs.