"Joyaux dynastiques" à l'Hôtel de la Marine : pouvoir, prestige et passion dans les cours européennes
L'exposition rassemble des joyaux associés au règne de figures emblématiques de l'histoire européenne telles que les impératrices Catherine II de Russie, Joséphine, Marie-Louise d'Autriche, Eugénie et la reine Victoria.
L'exposition rassemble des joyaux associés au règne de figures emblématiques de l'histoire européenne telles que les impératrices Catherine II de Russie, Joséphine, Marie-Louise d'Autriche, Eugénie et la reine Victoria.
Jusqu'au 6 avril 2026, la Collection Al Thani à l'Hôtel de la Marine, à Paris, présente Joyaux dynastiques. Pouvoir, prestige et passion, 1700-1950. Après les deux précédentes éditions respectivement consacrées aux arts du Moyen Âge et de la Renaissance –, cette troisième exposition, organisée en collaboration avec le Victoria and Albert Museum (V&A), réunit des joyaux rares, historiques et d'une importance majeure provenant à la fois des collections du musée londonien – le V&A – et de la Collection Al Thani, dont beaucoup sont exposés en France pour la première fois.
L'exposition bénéficie de prêts d'institutions telles que les Historic Royal Palaces, le musée du Louvre, le Muséum national d'histoire naturelle, le Musée de minéralogie Mines Paris-PSL ainsi que les collections patrimoniales de Cartier, Chaumet, Mellerio et Van Cleef & Arpels.
Expression intemporelle de pouvoir et de prestige, le bijou se révèle ici comme messager de faveurs royales et comme objet intime, porteur de sentiments. Pierres de légende, diadèmes somptueux, broches éblouissantes et colliers d'apparat sont les symboles d'un langage fastueux, celui des cours royales, où chaque gemme révèle le statut, la lignée et l'autorité de son détenteur. Quatre salles ponctuent ce parcours étincelant. Voici nos coups de cœur, suivez le guide.
Les pierres précieuses et le pouvoir : puissance et prestige
Toute tendue de noir, la première salle met à l'honneur les pierres précieuses célébrées au fil des siècles : des diamants, des émeraudes, des saphirs, symboles ostentatoires de richesse et de pouvoir.
Parmi les gemmes exposées figurent deux émeraudes gravées en Inde, l'une datant de 1650 et l'autre de 1650-1750. Particulièrement grandes et finement colorées, elles étaient très recherchées par les empereurs moghols. Importées de Colombie, elles témoignent de l'ampleur des échanges de l'époque. En écho à l'histoire de l'Hôtel de la Marine – où furent aménagées dès le XVIIIe siècle des salles destinées aux collections royales françaises – cette salle présente aussi un incroyable saphir bicolore de 19,67 carats, enregistré dans les inventaires des joyaux de la Couronne, ainsi que deux ensembles de gemmes, améthystes de l'Oural et topazes roses dites rubis du Brésil, issues de parures démantelées de l'impératrice Marie-Louise.
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