La côte de bœuf de Viktor : « Avec les mini-crédits, je peux échelonner plein d’achats, même la viande »
« Mon p’tit luxe » (5/8). Ces modestes écarts dans un budget très serré, ils se les accordent de temps en temps, pour embellir un quotidien duraille. Voilà vingt-cinq ans que Viktor, 52 ans, travaille dans la grande distribution, en banlieue parisienne. Avec moins de 1 500 euros de salaire, il ne peut s’offrir son mets favori qu’une fois par mois.
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Mon p’tit luxe
L’épisode 6 sera disponible prochainement.
Mon p’tit luxe
L’épisode 6 sera disponible prochainement.
« Mon p’tit luxe » (5/8). Ces modestes écarts dans un budget très serré, ils se les accordent de temps en temps, pour embellir un quotidien duraille. Voilà vingt-cinq ans que Viktor, 52 ans, travaille dans la grande distribution, en banlieue parisienne. Avec moins de 1 500 euros de salaire, il ne peut s’offrir son mets favori qu’une fois par mois.
Article réservé aux abonnés

« Une fois par mois, je m’offre une côte de bœuf. De la limousine, surtout. C’est un vrai régal. Je ne saurais même pas très bien expliquer pourquoi, mais la texture, le jus, le goût… pour moi, c’est irremplaçable. Souvent, je la mange seul, et ça me fait deux ou trois repas, facile. Je l’achète au marché d’Aligre, à Paris. J’ai des boucheries plus proches de chez moi, mais elles sont nettement plus coûteuses, donc je préfère faire un détour. D’autant plus que, depuis quelque temps, il y a tout ce lobbying autour de la viande… “La viande, c’est pas bien, c’est pas écolo.” Résultat : les grossistes disparaissent et les prix grimpent. Au marché d’Aligre, ça reste accessible et c’est bon.
Le kilo est à 30 euros et mes 600 grammes habituels tournent autour de 18 euros. Quand j’arrive à mettre un peu plus de côté, je prends une viande de bœuf maturée. Maturée, ça veut dire qu’elle a passé du temps en chambre froide : les bouchers la pendent, elle fonce, elle vieillit plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, elle commence à se décomposer… et c’est excellent. Les gens ne le savent pas ; mais la viande, c’est comme le vin. Plus elle a vieilli, plus elle a du goût et plus elle coûte cher.
Il vous reste 77.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois
Ce message s’affichera sur l’autre appareil.
Ajouter un compte Découvrir l’offre Famille Découvrir les offres multicomptes
-
Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire avec ce compte sur un autre appareil.