La France et le Royaume-Uni ont mené une attaque conjointe contre Daesh en Syrie
Le Royaume-Uni et la France ont mené ensemble une frappe en Syrie contre un site souterrain soupçonné d’être utilisé par le groupe Etat islamique
Paris et Londres sont main dans la main pour aider le pouvoir en place à Damas contre Daesh. Le Royaume-Uni et la France ont en effet mené conjointement samedi soir une frappe en Syrie contre un site souterrain soupçonné d’être utilisé par le groupe Etat islamique (EI), a annoncé le ministère britannique de la Défense.
Cette attaque a eu lieu dans les montagnes au nord de l’ancienne cité de Palmyre, dans le centre de la Syrie, contre une installation occupée par l’EI « très probablement pour stocker des armes et des explosifs », a indiqué le ministère dans un communiqué.
Mission accomplie selon Londres
Les avions britanniques « ont utilisé des bombes guidées Paveway IV pour cibler plusieurs tunnels d’accès menant à l’installation. Une évaluation détaillée est actuellement en cours, mais les premières indications montrent que la cible a été touchée avec succès », a-t-il ajouté, sans précision sur le rôle des appareils français. « Rien n’indique que cette frappe ait présenté un risque pour les civils, et tous nos avions sont rentrés sains et saufs », a indiqué le ministère.
« Cette action témoigne du leadership du Royaume-Uni et de sa détermination à se tenir aux côtés de ses alliés pour éradiquer toute résurgence de Daesh et de ses idéologies dangereuses et violentes au Moyen-Orient », s’est pour sa part félicité dans le même communiqué le ministre britannique de la Défense, John Healey.
Déjà des frappes des Etats-Unis contre l’EI
Pendant la guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par des manifestations prodémocratie, l’EI avait contrôlé de vastes territoires, dont la région de Palmyre, avant d’être défait par la coalition internationale en 2019. Ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent toutefois épisodiquement de mener des attaques.
Fin décembre, les Etats-Unis avaient annoncé avoir frappé des « bastions » de l’EI en Syrie, tuant au moins cinq djihadistes selon une ONG, une semaine après une attaque qui avait coûté la vie à trois Américains dans le pays.