La France votera contre le traité UE-Mercosur : "Enfin le président est clair, mais c'est trop tard", déclare le vice-président de la FNSEA
Emmanuel Macron a déclaré que la France votera contre l'accord commercial avec le Mercosur à Bruxelles vendredi.
Emmanuel Macron a déclaré que la France votera contre l'accord commercial avec le Mercosur à Bruxelles vendredi.
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Radio France
Publié le 08/01/2026 23:00
Temps de lecture : 1min
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Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, agriculteur dans l'Oise, le 27 janvier 2024. (MANON CRUZ / MAXPPP)
"Il ne nous achètera pas en votant non", affirme, jeudi 8 janvier sur franceinfo, Luc Smessaert, le vice-président de la FNSEA, agriculteur dans l’Oise, après l'annonce d'Emmanuel Macron de voter contre l'accord commercial avec le Mercosur à Bruxelles vendredi. "Enfin le président est clair, mais c'est trop tard", ajoute l'éleveur.
"Notre président a compris que le traité va se signer, poursuit Luc Smessaert. Ça en dit long sur le poids de la France en Europe. C'est grave parce que c'est un président de la République qui n'a pas de vision pour son agriculture", déplore-t-il.
"Ça fait des mois, des années qu'on aurait dû réagir beaucoup plus fortement."
Luc Smessaert, le vice-président de la FNSEA
sur franceinfo
La FNSEA et ses alliés des Jeunes agriculteurs ont appelé jeudi matin à un grand rassemblement le 20 janvier devant le Parlement européen à Strasbourg, si le traité était signé ce week-end. "Aujourd'hui on est déterminé. On ira à Strasbourg pour aller chercher l'ensemble des députés européens, pour avoir la majorité pour bloquer ce traité du Mercosur", insiste-t-il. "Si on a la majorité, on sera bloqué au moins pour 18 mois."
"On est à un moment de bascule pour savoir si on veut encore des agriculteurs demain. En tout cas, vous l'avez compris, on n'a pas envie de crever en silence."
Luc Smessaert, le vice-président de la FNSEA
sur franceinfo
Le syndicaliste réclame également "des annonces très concrètes" de Sébastien Lecornu, promises par le Premier ministre vendredi. Il attend des décrets sur "l'eau", "les bâtiments d'élevage", la mise en place du , un accompagnement pour , secteur ou encore sur la prédation. s'interroge-t-il.