La loi littoral, qui a 40 ans, "est contraignante mais elle a permis d'avoir des rivages naturels encore assez préservés", selon le directeur du conservatoire du littoral
Votée le 3 janvier 1986, la loi littoral interdit les constructions à moins de 100 mètres de la mer dans les zones qui ne sont pas urbanisées.
La loi littoral, qui a 40 ans, "est contraignante mais elle a permis d'avoir des rivages naturels encore assez préservés", selon le directeur du conservatoire du littoral
Votée le 3 janvier 1986, la loi littoral interdit les constructions à moins de 100 mètres de la mer dans les zones qui ne sont pas urbanisées.
/2023/07/07/64a7df4c5fe71_placeholder-36b69ec8.png)
Radio France
Publié le 03/01/2026 07:39
Temps de lecture : 2min
/2025/06/06/maxnewsspecialtwo239917-68429ec4c4f28690701423.jpg)
Sept maisons en attente d'être démolies à Treffiagat (Finistère) face à l'érosion du littoral, le 6 juin 2025. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)
La loi littoral a beau être "contraignante", elle a toutefois "permis d'avoir des rivages naturels encore assez préservés", estime samedi 3 janvier sur France Inter Philippe Van de Maele, le directeur du Conservatoire du littoral. Cette loi, qui a été votée il y a 40 ans, le 3 janvier 1986 et à l'unanimité par le Parlement, interdit de construire à moins de 100 mètres de la mer dans les zones non urbanisées. En France, 1 200 communes sont concernées, mais certaines réclament une évolution du texte.
Pour le directeur du Conservatoire du littoral, le bilan de cette loi est positif. D'après Philippe Van de Maele, le pire a même été évité face à l'urbanisation galopante des années 1980 : "Il y avait d'énormes projets de ports, de lotissements. C'était le développement du tourisme".
Désormais, avec l'accélération de la montée des eaux et de l'érosion, les maires concernés par cette loi littoral réclament plus de souplesse. Le changement climatique implique "la relocalisation de logements, d'entreprises, de restaurants, d'hôtels" et "c'est en milliards d'euros qu'il faut réfléchir", explique Jean-Charles Orsucci, le maire de Bonifacio, qui est aussi le président de l'Association nationale des élus des littoraux (ANEL).
L'ANEL plaide pour une modernisation de la loi car "aujourd'hui, un maire ne pourrait pas donner l'autorisation de reconstruire une construction, même plus petite, parce qu'il n'arriverait pas à enchaîner un permis de démolir et un permis de reconstruire si nous sommes dans la bande des 100 mètres", indique Jean-Charles Orsucci. L'Association nationale des élus des littoraux réclame également la création d'un fonds de soutien pour les aider à s'adapter face aux transformations du littoral liées au changement climatique.