Le chercheur Laurent Vinatier, emprisonné en Russie, est "libre et de retour en France", déclare Emmanuel Macron
Le Français était emprisonné en Russie depuis juin 2024 et accusé "d'espionnage".
Le Français était emprisonné en Russie depuis juin 2024 et accusé "d'espionnage".
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France Télévisions
Publié le 08/01/2026 15:09 Mis à jour le 08/01/2026 17:12
Temps de lecture : 2min
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Le chercheur français Laurent Vinatier, détenu en Russie depuis juin 2024, à Moscou le 16 septembre 2024. (ALEXANDER NEMENOV / AFP)
Le chercheur Laurent Vinatier a été libéré en échange d'un basketteur russe détenu en France, Daniil Kasatkin, a annoncé jeudi 8 janvier le Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (FSB). "Laurent Vinatier est libre et de retour en France", a confirmé quelques minutes plus tard Emmanuel Macron. "Je partage le soulagement de sa famille et de ses proches", a écrit le chef de l'Etat sur X ce jeudi. "Ma gratitude à nos agents diplomatiques pour leur mobilisation."
"On s'est tellement battus. J'ai entendu de sa voix qu'il était fier de toutes les actions qu'on a entreprises", a réagi sur franceinfo Camille Vinatier, la fille du chercheur. "Je ne m'y attendais pas. J'ai envie d'être là, en face de lui."
En juin 2024, Laurent Vinatier avait été arrêté en Russie puis condamné à trois ans de prison pour ne s'être pas enregistré en tant qu' "agent de l'étranger". L'intéressé a affirmé ne pas savoir que c'était obligatoire dans son cas. Même s'il n'avait pas été déclaré officiellement "agent de l'étranger" par Moscou, il aurait dû se signaler comme tel car, selon la justice russe, il collectait des "informations militaires" pouvant être "utilisées contre la sécurité" de la Russie.
En août, il avait comparu dans le cadre d'une affaire bien plus grave pour "espionnage", un crime passible de 20 ans de prison en Russie et qui faisait craindre une très lourde condamnation supplémentaire. Moscou a arrêté plusieurs ressortissants occidentaux pour divers motifs, dont , depuis le lancement de l'attaque à grande échelle contre l'Ukraine en 2022 et a procédé à des échanges de prisonniers avec les Etats-Unis.