Le célèbre botaniste Francis Hallé, défenseur des forêts vierges, est mort à l'âge de 87 ans
Il était à l'initiative du Radeau des cimes, une série de missions scientifiques visant à explorer la canopée et sa biodiversité.
Il était à l'initiative du Radeau des cimes, une série de missions scientifiques visant à explorer la canopée et sa biodiversité.
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié le 02/01/2026 13:13
Temps de lecture : 3min
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Le botaniste français Francis Hallé, à Montpellier, en avril 2017. (PASCAL GUYOT / AFP)
Le botaniste français à la renommée mondiale, Francis Hallé, est mort le mercredi 31 décembre, à Montpellier, a annoncé sa famille par l'intermédiaire de l'association qui porte son nom.
"Pour sa famille et ses innombrables amis de par le monde, il était un humain chaleureux, engagé, direct et sincère, amoureux des arbres mais aussi de la navigation à voile, de la musique et de la vie simple", a indiqué l'Association Francis Hallé dans un communiqué.
Âgé de 87 ans, il était l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont La Vie des arbres et Le Génie de la forêt, une bande dessinée réalisée avec Vincent Zabus (scénariste) et Nicoby (dessinateur) et publiée en janvier 2025.
Né le 15 avril 1938 en Seine-et-Marne, Francis Hallé a consacré sa vie et son travail à la défense des forêts vierges. Il est à l'origine du Radeau des cimes, une série de missions scientifiques visant à explorer la canopée et sa biodiversité.
Son travail a permis d'étendre la connaissance des espèces végétales afin de mieux garantir leur préservation. Francis Hallé est l'auteur de plusieurs manifestes dédiés à la défense des plantes et des arbres : Plaidoyer pour l’arbre en 2005 et Plaidoyer pour la forêt tropicale en 2014.
En 2019, il s'attelait à son dernier projet : faire renaître en Europe de l'Ouest un massif de forêt primaire.
"L'homme s'est octroyé une place fausse, trop grande, trop haute. L'homme doit abandonner cette place autoproclamée et illégitime. Et il n'y perdra rien, au contraire. En tout cas, nous, on ne lâchera pas !", confiait en 2022 le botaniste à franceinfo Culture à l'occasion du festival Étonnants voyageurs, à Saint-Malo.
"Quand j'étais étudiant, tout le monde voulait étudier les animaux, alors j'ai choisi les plantes", confiait le botaniste. "J'aime bien les sous-bois, mais il fait sombre, il n'y a pas d'air, au sol, il y a très peu de plantes et la vue est limitée. Donc je me suis dit que je n'étais encore pas au bon endroit. Alors j'ai levé les yeux vers le ciel."