Le dossier médical partagé, pomme de discorde entre les médecins et le gouvernement
Le mécontentement des médecins, qui manifestent samedi à Paris, a notamment été cristallisé par l'obligation, retoquée depuis par la Conseil constitutionnel, de remplir systématiquement le dossier médical partagé de leurs patients, sous peine de sanction financière.
Le mécontentement des médecins, qui manifestent samedi à Paris, a notamment été cristallisé par l'obligation, retoquée depuis par la Conseil constitutionnel, de remplir systématiquement le dossier médical partagé de leurs patients, sous peine de sanction financière.
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Radio France
Publié le 10/01/2026 08:58
Temps de lecture : 3min
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Le dossier médical partagé est expérimenté depuis de nombreuses années. (PIERRE DESTRADE / MAXPPP)
Ils dénoncent plusieurs mesures de la loi de financement de la Sécurité sociale. Les médecins manifestent, samedi 10 janvier à Paris. Pour une partie d'entre eux, ils sont en grève depuis lundi et à l’appel de plusieurs syndicats afin d'exprimer leur mécontentement, notamment contre le dossier médical partagé (DMP).
Parmi les mesures de la loi de financement de la Sécurité sociale, le 16 décembre dernier, se trouvait l’obligation pour les médecins de remplir systématiquement le DMP de leur patient, une sorte de carnet de santé électronique, sous peine d’une sanction de 10 000 euros. Une obligation finalement retoquée par le Conseil constitutionnel. Pourquoi, alors que 97% des Français ont ouvert un DMP, seulement un quart des professionnels de santé les consultent ? Éléments de réponse dans un cabinet médical à Pantin en Seine-Saint-Denis.
Le docteur Yohan Saynac n’est pas un ennemi du dossier médical partagé, d'ailleurs il l’utilise "tous les jours". "Mais ce n'est pas pratique, ajoute-t-il, et je comprends tout à fait que des collègues ne l'utilisent pas aujourd'hui. Moi je l'utilise parce que malgré tout, j'y trouve quand même de l'info, mais je perds du temps." Il fait une démonstration : "On va essayer de le consulter depuis mon logiciel, tente-t-il, mais ça rame déjà un peu..."
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Yohan Saynac, vice-président du syndicat MG France et médecin généraliste à Pantin (Seine-Saint-Denis). (SOLENNE LE HEN / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)