Le gouvernement va suspendre les importations de produits d’Amérique du Sud contenant des substances interdites en Europe
Les syndicats agricoles, qui rencontreront le premier ministre en début de semaine, entendent relancer la mobilisation, notamment contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur qui doit officiellement être signé en janvier.
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Les syndicats agricoles, qui rencontreront le premier ministre en début de semaine, entendent relancer la mobilisation, notamment contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur qui doit officiellement être signé en janvier.

Le premier ministre et la ministre de l’agriculture ont indiqué, dimanche 4 janvier, la prochaine suspension d’importations en provenance d’Amérique du Sud de denrées alimentaires contenant des résidus de plusieurs substances interdites en Europe, comme Annie Genevard en avait annoncé l’intention.
« Un arrêté sera pris dans les prochains jours, à l’initiative de la ministre de l’agriculture Annie Genevard, pour suspendre l’importation de produits contenant des résidus de substances interdites en Europe : mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime », des produits fongicides ou herbicides, a annoncé sur le réseau social X Sébastien Lecornu.
Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), le ministère de l’agriculture a indiqué que l’arrêté sera publié mardi. La France devra toutefois obtenir le feu vert de la Commission européenne dans les dix jours ; un accord qu’espère obtenir mercredi la ministre lors de son déplacement à Bruxelles, a-t-on expliqué de même source.
« Avocats, mangues, goyaves, agrumes, raisins et pommes d’Amérique du Sud ou d’ailleurs ne pourront plus entrer sur le territoire national », a listé le chef du gouvernement. « Des contrôles renforcés seront réalisés par une brigade spécialisée pour garantir le respect de nos normes sanitaires », a-t-il également indiqué. Selon lui, il s’agit d’une « première étape pour protéger nos filières et nos consommateurs et lutter contre la concurrence déloyale, véritable enjeu de justice et d’équité pour nos agriculteurs ».
Appel à la « désescalade »
Ces derniers, qui font face à la crise de la dermatose nodulaire contagieuse, sont aussi mobilisés contre la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et des pays du Mercosur, prévue le 12 janvier.