Le Parti socialiste ne votera pas les motions de censure du RN et de LFI sur le Mercosur, affirme Olivier Faure
Deux motions de censure axées sur le traité UE-Mercosur, l'une déposée par LFI, l'autre par le RN, doivent être débattues en milieu de semaine prochaine à l'Assemblée national contre le gouvernement de Sébastien Lecornu.
Deux motions de censure axées sur le traité UE-Mercosur, l'une déposée par LFI, l'autre par le RN, doivent être débattues en milieu de semaine prochaine à l'Assemblée national contre le gouvernement de Sébastien Lecornu.
/2023/07/06/64a68815cd1a7_placeholder-36b69ec8.png)
France Télévisions
Publié le 11/01/2026 19:47
Temps de lecture : 1min
/2026/01/11/000-88u87zj-6963f0085a7cd447150936.jpg)
Olivier Faure, à Paris, le 22 décembre 2025. (BERTRAND GUAY / AFP)
Les députés socialistes ne voteront pas les motions de censure déposées par le Rassemblement national et la France Insoumise sur l'accord de libre-échange avec le Mercosur, a confirmé dimanche 11 janvier le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. "Ce que l'on peut reprocher à Emmanuel Macron, c'est d'avoir beaucoup varié sur la question. (...) Mais à la fin, il dit non. Et donc au moment où il dit non (...) et où on a un vote au Parlement européen dans quelques jours (...), ce serait absurde de dire que (...) nous censurons le gouvernement", a affirmé le député de Seine-et-Marne sur BFMTV.
Deux motions de censure axées sur le traité UE-Mercosur, l'une déposée par LFI, l'autre par le RN, doivent être débattues en milieu de semaine prochaine à l'Assemblée national contre le gouvernement de Sébastien Lecornu.
Interrogé par ailleurs sur le budget, et l'utilisation éventuelle par le Premier ministre de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour le faire adopter, Olivier Faure s'est refusé à le réclamer, comme l'ont fait plusieurs responsables politiques dimanche, notamment l'ancien président de la République socialiste, François Hollande.
Ce serait "absurde (...) que l'opposition appelle à un 49.3 : rappelez-vous de ce qu'est le 49.3, c'est la possibilité pour un gouvernement de faire adopter sans vote une disposition. C'est ainsi que la réforme Borne (sur les retraites) a été adoptée. Donc, je ne vais pas moi-même appeler au 49.3", a affirmé le patron du PS, qui avait demandé à Sébastien Lecornu d'abandonner cet outil constitutionnel à l'automne.