Le président brésilien Lula censure une loi prévoyant de réduire la durée de l'incarcération de son prédécesseur, Jair Bolsonaro
Les parlementaires pourraient toutefois avoir le dernier mot, ayant la prérogative d'annuler tout veto présidentiel par un vote majoritaire.
Les parlementaires pourraient toutefois avoir le dernier mot, ayant la prérogative d'annuler tout veto présidentiel par un vote majoritaire.
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France Télévisions
Publié le 08/01/2026 17:57 Mis à jour le 08/01/2026 18:01
Temps de lecture : 2min
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L'ancien président brésilien Jair Bolsonaro au palais de Planalto à Brasilia (Brésil), le 4 août 2022. (EVARISTO SA / AFP)
L'annonce intervient trois ans, jour pour jour, après la tentative de coup d'Etat au Brésil. Le président Lula a censuré jeudi 8 janvier une loi adoptée par le Parlement prévoyant une forte réduction de la durée de l'incarcération de son prédécesseur Jair Bolsonaro. Ce dernier purge depuis novembre une peine de vingt-sept ans de prison pour avoir tenté de garder le pouvoir malgré sa défaite à l'élection présidentielle.
Selon les règles en vigueur actuellement, il pourrait demeurer incarcéré environ huit ans avant de bénéficier d'un éventuel aménagement de sa peine. Le Parlement, à large majorité conservatrice, a adopté en décembre une loi qui pourrait réduire cette durée d'incarcération effective à un peu plus de deux ans. Le nouveau texte prévoyait également d'accorder la liberté conditionnelle à des centaines de ses partisans condamnés pour les émeutes du 8 janvier 2023. Malgré la décision présidentielle, les parlementaires pourraient avoir le dernier mot, ayant la prérogative d'annuler tout veto présidentiel par un vote majoritaire.
Lors de son discours jeudi au palais présidentiel de Planalto, saccagé durant ces émeutes début 2023, Lula a célébré "le maintien de l'Etat démocratique de droit". "Le 8 janvier est entré dans notre histoire comme le jour de la victoire de notre démocratie sur ceux qui ont tenté de prendre le pouvoir par la force, au mépris de la volonté populaire exprimée dans les urnes", a déclaré le chef de l'Etat, qui ne fait pas mystère de son intention de briguer un quatrième mandat lors de l'élection présidentielle d'octobre.