Le président taïwanais s’engage à « défendre fermement la souveraineté » de l’île après les manœuvres militaires chinoises
Pékin a fustigé les propos truffés de « mensonges » de Lai Ching-te, le président de Taïwan, ajoutant que M. Lai avait « incité à la confrontation » entre les deux rives du détroit de Taïwan, selon l’agence de presse Chine nouvelle.
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Pékin a fustigé les propos truffés de « mensonges » de Lai Ching-te, le président de Taïwan, ajoutant que M. Lai avait « incité à la confrontation » entre les deux rives du détroit de Taïwan, selon l’agence de presse Chine nouvelle.

Le président de Taïwan, Lai Ching-te, s’est engagé, jeudi 1er janvier, à « défendre fermement la souveraineté » de l’île, autour de laquelle les forces armées chinoises ont mené cette semaine des simulations de blocus et d’attaques contre des cibles maritimes.
« Ma position a toujours été claire : défendre fermement la souveraineté nationale, renforcer la défense nationale et la résilience de l’ensemble de la société, mettre en place des capacités de dissuasion efficaces et construire des mécanismes de défense démocratiques solides », a déclaré M. Lai dans un discours télévisé prononcé à l’occasion de la nouvelle année.
La Chine, qui considère que Taïwan fait partie de son territoire, a affirmé mercredi avoir achevé « avec succès » ses vastes manœuvres militaires entamées lundi autour de l’île, qui comprenaient des tirs réels et ont mobilisé des dizaines d’avions et de navires de guerre. Taipei a condamné ces deux journées d’exercices – les sixièmes manœuvres d’importance depuis 2022. « La réunification de notre patrie ne pourra pas être empêchée », a affirmé le président chinois, Xi Jinping, dans son message du Nouvel An.
Crise politique sur l’île
Jeudi, la Chine s’est emportée contre l’allocution du président Lai, « remplie de mensonges et de bêtises, d’hostilité et de malveillance », selon Chen Binhua, porte-parole du bureau des affaires taïwanaises de la République populaire de Chine. Ce dernier a ajouté que M. Lai avait « incité à la confrontation » entre les deux rives du détroit de Taïwan, selon l’agence de presse Chine nouvelle.
Les tensions dans le détroit de Taïwan ont été ravivées par une vente d’armes de Washington à Taipei à la mi-décembre, la deuxième depuis le retour au pouvoir du président américain, Donald Trump, pour 11,1 milliards de dollars (environ 9,46 millions d’euros), le montant le plus important depuis 2001.