Le Rassemblement national votera en faveur de la loi spéciale, déclare Sébastien Chenu
Le député RN était l'invité du "8h30 franceinfo", mardi 23 décembre 2025.
Le député RN était l'invité du "8h30 franceinfo", mardi 23 décembre 2025.
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Article rédigé par franceinfo - Solène Cressant et Brigitte Boucher
Radio France
Publié le 02/01/2026 11:24
Temps de lecture : 1min
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Sébastien Chenu, vice-président du RN, député du Nord. (Franceinfo)
Le groupe Rassemblement national "va voter" la loi spéciale présentée mardi 23 décembre 2025 à l'Assemblée, annonce Sébastien Chenu, député RN du Nord, sur franceinfo. Ce texte, adopté lundi soir en Conseil des ministres, permet de financer provisoirement l'État et les administrations, malgré l'absence de budget. "Nous, nous souhaitons que l'appareil d'État puisse continuer à fonctionner, on n'a jamais été pour un blocage", assure le député.
Pour autant, Sébastien Chenu réaffirme l'opposition du RN au projet de loi de finances qui devra être représenté en janvier 2026 au Parlement. Un budget "irresponsable" qui entraînerait "beaucoup d'impôts supplémentaires". S'il concède avoir voté, avec son groupe, des mesures comme la taxe sur les holdings ou encore sur les multinationales, il dit vouloir, à travers ces votes, "une certaine forme de justice fiscale".
Le gouvernement souhaiterait avoir un compromis d'ici à la fin du mois de janvier. "On n'est pas là pour trouver des compromis sur le dos des Français", rétorque Sébastien Chenu. "Je n'ai pas envie de participer" au budget proposé par le gouvernement "qui consiste à ne rien résoudre et à faire la poche des Français."
Concernant la possibilité d'adopter le budget par 49.3, option qui reste écartée par le gouvernement à l'heure actuelle, "c'est leur problème", selon le député RN. "Ce n'est pas moi qui vais leur dire la façon dont ils doivent se sortir de ce qu'ils ont concocté", proteste Sébastien Chenu, selon qui le gouvernement "sabote ce budget", notamment en le présentant avec trois semaines de retard, ce qui a, de fait, raccourci la durée des débats.