Le socialiste Arthur Delaporte n'est "pas certain que des motions de censure sur le Mercosur doivent être votées"
Après le vote de Bruxelles pour l'accord de libre-échange avec le Mercosur, le Rassemblement national et La France insoumise ont annoncé qu'ils déposeraient chacun une motion de censure pour dénoncer la gestion par la France de ce dossier européen.
Après le vote de Bruxelles pour l'accord de libre-échange avec le Mercosur, le Rassemblement national et La France insoumise ont annoncé qu'ils déposeraient chacun une motion de censure pour dénoncer la gestion par la France de ce dossier européen.
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Radio France
Publié le 10/01/2026 11:07
Temps de lecture : 3min
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Arthur Delaporte sur franceinfo, le 27 février 2025. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
"Je ne suis pas certain que des motions de censure sur ce sujet spécifique du Mercosur doivent être votées", déclare Arthur Delaporte, député PS du Calvados, sur franceinfo samedi 10 janvier, alors que deux motions de censure (RN et LFI) doivent être déposées et puis débattues par l'Assemblée nationale la semaine prochaine. Le socialiste précise que son parti "n'en a pas encore discuté collectivement".
"S'il y a une motion de censure sur le Mercosur, on se positionnera pour savoir si la responsabilité du gouvernement doit être engagée sur la question du Mercosur", ajoute Arthur Delaporte. "En l'occurrence, il me semble que le président de la République a voté contre ce traité à l'échelle européenne et donc qu'il a respecté aussi le vote souverain du Parlement qui s'était opposé à ce traité", rappelle le député socialiste.
Vendredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, de préparer d'éventuelles élections législatives aux mêmes dates que les municipales (15 et 22 mars) en cas de censure du gouvernement. Une source proche de l'exécutif a en effet précisé à franceinfo qu'une censure du gouvernement serait suivie d'une dissolution.
"On est assez peu sensible à ces coups de pression, ces espèces de chantage", réagit Arthur Delaporte. Il dit n'avoir "pas peur d'un retour aux urnes" mais l'élu de la 2e circonscription du Calvados est "quasiment certain qu'il n'y aura pas forcément de modification profonde de la donne politique, que la tripartition que nous connaissons aujourd'hui à l'Assemblée nationale n'est pas forcément près de disparaître du paysage politique, à tout le moins d'ici 2027 et la présidentielle". "Une dissolution ne changerait pas la nécessité de chercher des accords à l'Assemblée nationale si on veut réussir à s'en sortir", résume-t-il.