Le youtubeur Sébastien décrypte « le côté sombre de la variété française » quand elle évoquait les très jeunes filles
Dans la vidéo « Le côté sombre de la variété française » publiée sur YouTube, Sébastien décrypte des textes de Garou, Balavoine ou Gainsbourg traitant du corps de jeunes filles qui sont bien trop jeunes pour provoquer le désir
Daniel Balavoine, Garou, Claude François, Serge Gainsbourg… Des monuments de la chanson française. Pas une soirée ou presque sans qu’un de leur tube ne retentisse soit pour se déhancher soit pour signifier que la soirée est terminée. Et puis, parfois, on écoute plus attentivement les paroles de leurs chansons. C’est ce qu’a fait le youtubeur Sébastien dans sa vidéo Le côté sombre de la variété française, vue 3,4 millions de fois et ayant enregistré plus de 11.000 commentaires. Là, il décortique les textes et on s’aperçoit avec gêne comment ces interprètes ou auteurs voyaient le corps des jeunes filles mineures.
Dans Criminel, Garou chante : « On dirait qu’elle n’a jamais eu d’amant/Méfiez-vous de la femme-enfant/Méfiez-vous de ses 14 ans ». Ce fantasme de la lolita, on le retrouve également chez Daniel Balavoine dans Les petits lolos : « On peut les trouver à 5 heures devant les écoles/Les lolitas/ […] Elle est tellement divine/Qu’on peut tout imaginer/Mais il ne faut pas toucher/Ses petits lolos/Jolis lolos ».
Sébastien repasse aussi une interview de Claude François où il affirme : « Après 18 ans, c’est des vieillardes, on en parle plus ». Et nous fait découvrir le magazine érotique Absolus que le chanteur avait repris. Là, le créateur de contenus diffuse un témoignage d’une femme qui révèle avoir posé nue pour Claude François, aka Claude Dumoulin son nom de photographe, alors qu’elle avait 14 ans.
Une autre époque, certes. Mais les témoignages de Flavie Flament, il y a quelques années, des viols subis à 13 ans lors de ses séances photos avec David Hamilton ou de Vanessa Springora dans Le Consentement sur sa relation avec l’écrivain Gabriel Matzneff lorsqu’elle avait 14 ans et lui la cinquantaine, rappellent que des jeunes filles ont été abusées adolescentes dans la deuxième moitié du 20e siècle. Au même moment, ces chansons validaient la sexualisation de ces jeunes filles et légitimaient, en quelque sorte, le comportement de ces hommes.