L'IA Grok accusée de fausses vidéos sexuelles : "Il faudra que la plateforme réponde de sa responsabilité devant la justice française", réclame le député PS Arthur Delaporte
Des responsables politiques français, dont le député socialiste, ont dénoncé l'utilisation de l'IA Grok pour dénuder virtuellement des femmes et annoncé saisir la justice.
L'IA Grok accusée de fausses vidéos sexuelles : "Il faudra que la plateforme réponde de sa responsabilité devant la justice française", réclame le député PS Arthur Delaporte
Des responsables politiques français, dont le député socialiste, ont dénoncé l'utilisation de l'IA Grok pour dénuder virtuellement des femmes et annoncé saisir la justice.
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Radio France
Publié le 02/01/2026 21:59
Temps de lecture : 3min
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Le député socialiste Arthur Delaporte, le 27 juin 2023 à l'Assemblée nationale. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)
"Il faudra que la plateforme réponde de sa responsabilité devant la justice française", réclame Arthur Delaporte, vendredi 2 janvier sur franceinfo, député socialiste du Calvados et porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, après que des images falsifiées à caractère sexuel ont été générées par Grok, l’intelligence artificielle du réseau social X. Deux députés, Eric Bothorel et Arthur Delaporte, ainsi que les ministres Roland Lescure, Anne Le Hénanff et Aurore Bergé ont saisi le procureur vendredi pour signaler ces images.
"Ces derniers jours, l'intelligence artificielle Grok a permis la génération et la diffusion de contenus à caractère sexiste et sexuel, notamment sous forme de fausses vidéos (deepfakes), visant des personnes sans leur consentement", indiquent les ministres dans un communiqué.
"C'est une tendance qui s'est développée ces dernières 48 heures", constate Arthur Delaporte. "Signaler à la justice, c'était à la fois dire que ce que font les utilisateurs quand ils demandent des photos de nudification et sans consentement est déjà illégal, mais que par ailleurs il y a une responsabilité de la plateforme dans la mise à disposition de cette solution", déclare le député.
"Ces applications qui permettent de nudifier ces femmes sont déjà illégales", martèle Arthur Delaporte. "C'est puni de deux ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende, avec une circonstance aggravante lorsque c'est sur un réseau social, c'est trois ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende", rappelle le député pour qui "il faut aller plus loin".