Municipales 2026 : LFI exclut un candidat pour des « posts à caractère antisémite »
Avisé de posts antisémites, le comité électoral de la France insoumise « a retiré immédiatement son investiture à Yves Bouteiller à Romilly-sur-Seine » et il a été exclu du mouvement, a-t-on appris ce samedi
Les réactions n’ont pas tardé. « Informé vendredi de posts à caractère antisémite », le comité électoral de la France insoumise « a retiré immédiatement son investiture à M. Yves Bouteiller à Romilly-sur-Seine (dans l’Aube) », écrit LFI dans un communiqué. Vendredi soir, le comité de respect des principes du mouvement a quant à lui décidé « de son exclusion de la France insoumise », précise le communiqué. Le candidat a assuré à l’AFP n’avoir eu d’échange avec « personne » au sein du mouvement à ce sujet.
L’investiture d’Yves Bouteiller comme tête de liste à Romilly-sur-Seine (15.000 habitants), deuxième plus grande ville du département de l’Aube, ne figurait plus sur le site de LFI samedi matin.
Le comité électoral du mouvement a constaté « que ce candidat a en effet violé la charte d’engagement signée par l’ensemble des candidats investis par La France insoumise à travers laquelle chacun s’engage à " rejeter tous les propos, comportements donnant lieu à du harcèlement ou violences sexistes, racistes, antisémites, lgbt-phobes et toutes formes de discriminations " ».
« Je ne sais pas de quoi il est question »
Joint par l’AFP samedi matin, Yves Bouteiller a assuré n’avoir « pour l’instant eu aucune communication de qui que ce soit » et n’avoir « eu de contact avec personne ». « Je ne sais pas de quoi il est question », a-t-il ajouté, assurant ne pas savoir à quels « posts » LFI faisait référence. Il a refusé tout commentaire supplémentaire, dans l’attente d’explications avec LFI.
Très actif sur Facebook, Yves Bouteiller y relaie régulièrement des publications liées à la guerre à Gaza. Il a notamment qualifié le député socialiste Jérôme Guedj, de confession juive, de « salopard sioniste ».
Ces dernières semaines, il a également écrit que « le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France, N.D.L.R.) dirige la France » et que « les sionistes génocidaires ont beaucoup appris du IIIe Reich… », en référence aux conditions de détention de civils cisjordaniens dans des prisons israéliennes.