Nouvel An : Plus de 1.100 véhicules incendiés et 500 interpellations dans toute la France
La nuit de la Saint-Sylvestre en France a été marquée par plus de 500 interpellations et 1.170 véhicules incendiés, malgré des violences urbaines jugées plus limitées par le ministère de l’Intérieur
Comme chaque année, la nuit du réveillon du Nouvel An a été marquée par de nombreuses interpellations et des incendies de véhicules sur l’ensemble du territoire. Selon le ministère de l’Intérieur, 505 personnes ont été interpellées et 403 placées en garde à vue lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Plus de 1.170 véhicules ont par ailleurs été incendiés, un chiffre en hausse par rapport à l’an dernier. Les autorités évoquent toutefois une nuit globalement plus calme que celle de 2024, malgré ces indicateurs élevés.
Dans son bilan, le ministère de l’Intérieur assure que « l’ensemble des préfets de zone ont fait remonter une nuit moins agitée dans les quartiers que l’année dernière et des violences urbaines plus limitées ». Le ministère souligne également « des prises à partie des forces de l’ordre moins importantes », même si des policiers ont été visés par des tirs de mortiers d’artifice dans plusieurs villes, notamment à Nice, Lyon, Strasbourg et Rennes, selon une source policière citée par l’AFP.
Violences volontaires et dégradations
Au total, environ 90.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour encadrer les festivités du 31 décembre, dont 10.000 à Paris et dans la petite couronne, un dispositif équivalent à celui de l’an passé. Dans la capitale, le parquet de Paris fait état de 125 gardes à vue, concernant des personnes âgées de 17 à 53 ans, parmi lesquelles quinze mineurs. Les interpellations ont majoritairement eu lieu avant minuit et aux alentours de 2 heures du matin.
Notre dossier sur les violences
Les chefs d’accusation concernent principalement des faits de violences volontaires, de participation à des groupements en vue de commettre des dégradations, ainsi que des infractions liées aux stupéfiants. En amont du réveillon, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait prévenu qu’« aucun débordement » ne serait toléré, annonçant des « interpellations systématiques » en cas de troubles. De son côté, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a appelé les parquets à « la plus grande fermeté », demandant de requérir « de la prison ferme » pour les violences visant les forces de l’ordre, mais aussi « contre les femmes et les enfants ».