"On ne va pas laisser faire" : après le choc de l'incendie à Crans-Montana, la colère gagne certains habitants
Deux jours après l'incendie qui a tué au moins 40 personnes fêtant le nouvel an dans un bar populaire de la station de ski suisse de Crans-Montana,
Deux jours après l'incendie qui a tué au moins 40 personnes fêtant le nouvel an dans un bar populaire de la station de ski suisse de Crans-Montana,
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Radio France
Publié le 03/01/2026 08:40
Temps de lecture : 2min
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Des habitants de Crans-Montana se recueillent devant le bar Le Constellation où au moins 40 personnes ont péri dans un incendie la nuit du Nouvel An. (MAXIME SCHMID / AFP)
Après la sidération, c'est la colère qui monte à Crans-Montana en Suisse. Les habitants veulent des responsables après le terrible incendie qui a tué 40 de leurs enfants et fait près de 120 blessés, dont 14 Français, dans un bar la nuit du Nouvel An.
La procureure a confirmé vendredi 2 janvier que le feu a pris au plafond, à cause de bougies incandescentes sur des bouteilles d'alcool. Les propriétaires ont été entendus par la police. Ils ne sont pas mis en cause à ce stade mais sur place, les habitants de la station de ski huppée des Alpe suisses bouillonnent d'incompréhension.
Danièle dépose une fleur devant les draps blancs qui cachent l'entrée du bar. Elle n'a pas eu le courage de venir avant. "Ici, à Crans-Montana, nous prendrons soin de leur mémoire. Vous pouvez compter sur nous. Le 1er janvier 2026, le jour où nos vies ont à jamais basculé avec les vôtres", a-t-elle écrit pour les parents en deuil. "Je pleurais devant mon ordinateur, avoue-t-elle. C'est atroce, tous ces jeunes qui se sont fait massacrer. On ne va pas laisser faire, on va demander des explications, parce que ça n'est pas normal en Suisse."
"On a des lois, les plafonds ne s'enflamment pas comme ça pour rien. Il va y avoir des comptes à rendre."
Danièle, habitante de Crans-Montana
à franceinfo
Philippe aussi est furieux. Il regarde en boucle sur les réseaux, les images des bougies incandescentes, qui mettent le feu au plafond du bar. assène-t-il. Originaire de Genève, il vient à Crans-Montana à chaque réveillon. , se désole-t-il.