"Poétesse", "épouse", "mère"… Qui était Renee Nicole Good, la femme tuée par la police américaine de l'immigration ?
Un policier de l'immigration a abattu une femme de 37 ans, mercredi, lors d'une opération à Minneapolis. Si cet acte relève de la "légitime défense" selon Donald Trump, de nombreuses voix contestent cette version des faits.
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Radio France
Publié le 08/01/2026 15:29 Mis à jour le 09/01/2026 09:33
Temps de lecture : 3min
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Le portrait de Renee Nicole Good affiché lors d'une veillée en son hommage, le 7 janvier 2026, à Minneapolis. (SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Un policier de l'immigration a abattu une femme de 37 ans, mercredi, lors d'une opération à Minneapolis. Si cet acte relève de la "légitime défense" selon Donald Trump, de nombreuses voix contestent cette version des faits.
Elle était "une membre aimée et respectée de la communauté". C'est en ces mots qu'une députée de la région a qualifié Renee Nicole Good, la femme abattue mercredi 7 janvier, à Minneapolis (Minnesota), par un agent de la très décriée police fédérale de l'immigration (ICE). De nombreux téléphones portables ont filmé la scène : Renee, 37 ans, a été tuée par balle et, depuis, des veillées et de nombreux hommages ont lieu en sa mémoire.
Sur le compte Instagram qui semble appartenir à Renee Nicole Good, la jeune femme se décrit comme "poétesse, écrivaine, épouse, mère et piètre guitariste originaire du Colorado". "Je découvre Minneapolis", ajoute-t-elle dans sa description, car Renee avait en effet emménagé récemment dans cette ville, ont confirmé des voisins au média local Minnesota Star Tribune.
Selon le journal, c'est à seulement "quelques rues" de son domicile que Renee a été tuée. "Renee était l'une des personnes les plus bienveillantes que j'aie jamais connues", a déclaré auprès du média, une femme se présentant comme la mère de la jeune femme. "Elle était extrêmement compatissante. Elle a pris soin des autres toute sa vie. Elle était aimante, indulgente et affectueuse. C'était une personne extraordinaire", assure-t-elle.
Renee était également une mère de famille nombreuse et recomposée, si l'on en croit le Washington Post. Elle était la maman de trois enfants âgés de 6, 12 et 15 ans. "Originaire de Colorado Springs, Good avait co-animé un podcast avec son mari de l'époque, l'humoriste Tim Macklin, d'après une courte biographie publiée sur les réseaux sociaux lors de sa victoire au prix de poésie. Tim Macklin est décédé en 2023. Le couple a un fils de six ans", rapporte le journal. Dans une vidéo filmée quelques instants après la mort de Renee Nicole Good, on entend par ailleurs une femme pleurer et se présentant comme l'épouse de la victime, ce qui laisse à penser que Renee partageait désormais sa vie avec une femme.