Poupées sexuelles à caractère pédopornographique : une enquête ouverte à Paris contre un site britannique
Le parquet de Paris a ouvert cette enquête après un signalement fait lundi par la Haute-commissaire à l'enfance. Les premières alertes avaient été faites par l'association de lutte contre les violences sexuelles sur mineurs Mouv'Enfants.
Le parquet de Paris a ouvert cette enquête après un signalement fait lundi par la Haute-commissaire à l'enfance. Les premières alertes avaient été faites par l'association de lutte contre les violences sexuelles sur mineurs Mouv'Enfants.
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France Télévisions
Publié le 26/12/2025 22:16
Temps de lecture : 1min
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Une poupée sexuelle à caractère pédopornographique vendue sur un site en ligne (photo d'illustration). (LE PARISIEN / ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)
Le parquet de Paris a ouvert une enquête visant le site britannique "Little sex dolls", accusé de commercialiser des poupées sexuelles d'apparence enfantine, a-t-il annoncé vendredi 26 décembre. "A réception du signalement de la Haute-commissaire à l'Enfance lundi, une enquête a été confiée à la DNPJ (Direction nationale de la police judiciaire) et plus particulièrement à l'Ofmin (l'office mineurs) et l'Ofac (Office anti-cybercriminalité)", a expliqué le parquet.
La Haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, avait déclaré lundi à l'AFP avoir saisi la justice au sujet de ce site britannique, qui permet des envois vers la France. Elle faisait suite à un signalement du site effectué par l'association de lutte contre les violences sexuelles sur mineurs Mouv'Enfants, auprès de plusieurs autorités, dont la Répression des fraudes (DGCCRF). "Ces produits sont dangereux : ils nourrissent des comportements pédocriminels et mettent en péril la sécurité de nos enfants", avait souligné Sarah El Haïry, en demandant que "l'identité des acheteurs soit communiquée aux autorités compétentes".
Ceci porte à cinq le nombre d'enquêtes récemment ouvertes par ce parquet visant des plateformes de vente en ligne, en lien avec la pédopornographie. Depuis novembre, le parquet de Paris a ouvert des enquêtes visant Shein, AliExpress, Temu et Wish. Une vingtaine de personnes soupçonnées d'avoir acheté en ligne ce type de poupées ont été interpellées mi-décembre lors d'une vaste opération policière en France.