Pour le navigateur Loïck Peyron, le regret est "un état d'esprit qui ne sert à rien"
Samedi 10 janvier, le navigateur Loïck Peyron a répondu à l'interview "Du tac au tac" du 13 Heures de France 2. Fin octobre, le skipper a publié le "Dictionnaire amoureux illustré de la voile", aux éditions Grund.
Publié le 10/01/2026 15:41 Mis à jour le 10/01/2026 16:07
Temps de lecture : 2min - vidéo : 3min
Samedi 10 janvier, le navigateur Loïck Peyron a répondu à l'interview "Du tac au tac" du 13 Heures de France 2. Fin octobre, le skipper a publié le "Dictionnaire amoureux illustré de la voile", aux éditions Grund.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus consacré à Loïck Peyron. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Loïck Peyron, êtes-vous superstitieux ? : Non, parce que ça porte malheur. Ça n'empêche que j'ai des tocs sur nos pilotes automatiques. Bizarrement, je n'aime pas afficher un nombre impair.
Vos plus grandes qualités de navigateur ? : Optimiste et fataliste. Et, surtout, j'ai la chance de m'intéresser à autre chose que le bateau.
Que pensez-vous de votre surnom Monsieur multicoque ? : Déjà, pourquoi "Monsieur" ? Ça m'a vieilli bien avant l'heure, dommage. Et multicoque parce que j'en ai fait beaucoup. Mais je ne suis pas du tout le seul à en avoir fait. Si on m'appelle comme ça aussi, c'est peut-être parce que je n'ai jamais chaviré en multicoque.
Un mot qui vous agace ? : Celui que j'aime bien ne jamais employer : regret. Ce n'est pas un mot agaçant, mais c'est un mot qui ne sert à rien. Un état d'esprit qui ne sert à rien.
Avoir deux frères navigateurs, une chance ou un poids ? : Une chance, évidemment. Avoir des frères et des sœurs, c'est déjà une chance géniale. Forcément une chance de partager. Alors il reste le petit bémol éventuel de la lumière médiatique sur des concurrents qui sont non seulement frères mais concurrents, donc les meilleurs frères ennemis. Il faut bien faire attention à ça.
Croyez-vous aux sirènes ? : J'aimerais bien. J'aime bien toutes les croyances millénaires du genre humain qui a toujours voulu se raccrocher à une sorte de mysticisme pour expliquer l'inexplicable.
Quand vous êtes amoureux, vous êtes ? : Discret, forcément. Les hommes ont cette difficulté, malgré tout, à se montrer amoureux. C'est tout notre charme, vraisemblablement.
Votre premier plaisir de retour sur la terre ferme ? : C'est une salade fraîche.
Qu'est-ce qui vous met de mauvais poil ? : Pas grand-chose, hormis la bêtise.
Êtes-vous rêveur ? : Oui, je suis extrêmement rêveur. Je rêve un peu trop partout. Je papillonne beaucoup. Même dans mes organisations. Je suis un peu comme des post-it de toutes les couleurs. Mais le rêve fait partie d'un de mes jolis défauts, j'espère.