Procès du RN : le procureur général Rémy Heitz appelle à la "prudence" face aux soupçons d’ingérence américaine
Selon l'hedomadaire allemand "Der Spiegel", l'administration américaine de Donald Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges ayant condamné Marine Le Pen en première instance, dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés du parti.
Selon l'hedomadaire allemand "Der Spiegel", l'administration américaine de Donald Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges ayant condamné Marine Le Pen en première instance, dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés du parti.
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Radio France
Publié le 08/01/2026 10:33
Temps de lecture : 2min
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Le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, le 8 janvier 2026 sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
Le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a appelé jeudi 8 janvier sur franceinfo à "la prudence" face aux soupçons d’ingérence américaine concernant, notamment, le procès en appel du RN", qui doit s'ouvrir mardi. "Il faut être très prudent, parce qu’à ce stade, il n’y a que des bruits de presse et rien de très tangible", a réagi le plus haut procureur de France, après les révélations d’un article Der Spiegel.
Selon le journal allemand, l'administration américaine de Donald Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges ayant condamné Marine Le Pen en première instance en mars dernier, dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés du parti. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, affirme jeudi sur franceinfo que ces soupçons "ne sont pas avérés". "Quand vous reprenez l’article de presse en question, vous avez des propos rapportés anonymes, sans qu’on sache bien d’où ils viennent exactement", a estimé Maud Bregeon. "Nous sommes évidemment vigilants. Mais en tout état de cause, il s’agit là aujourd’hui de spéculation".
Rémy Heitz a toutefois dit sa "très forte inquiétude" à propos de possibles pressions américaines visant des magistrats français. Il a par ailleurs rappelé le cas du juge français Nicolas Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, visé par des sanctions américaines. , a-t-il détaillé.